Rêves d'un orphelin

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Chaque jour dès la première lueur du soleil,
Je me réveille avec cette fausse image que j'ai de toi,
Le regard perdu dans le lointain, le cœur plein d'espoir,
Je me dis qu'un de ces quatre matins, tu apparaîtras.
Avec un sourire en coin tu me promettras de toujours rester quoi qu'il en soit,
Sentant tes grands bras protecteurs serrés contre moi, tu me rassureras.

Tes sages conseils m'ouvriront les yeux
Et m'orienteront sur les pistes touffues
De cette existence où on semble voir tout noir.
Main dans la main,
On traverserait cet océan de souffrances juste toi et moi.
Tu me diras mon fils, quoiqu'il en soit,
Ne t'inquiète de rien,
Je suis là, tout ira bien.
Mais plusieurs années sont passées
Et j'attends toujours avec impatience
Ton retour incertain
Et lorsqu'on me demande où est mon père,
Je réponds toujours que tu es parti loin,
Très loin, de l'autre côté de la mer,
Que peu importe le nombre d'années,
Tu reviendras un jour.
Ainsi, je pourrais t'embrasser,
Et avec mes larmes mêlées de joie et de peines, je te dirai combien tu m'as manqué.
Hélas ! Ce n'est qu'un rêve d'enfant,
Le désir d'un pauvre orphelin souffrant.

Cela va faire vingt et une moissons
Que tu as pris ton envol
Pour une destination d'où tu n'as jamais songé revenir,
Que tu es parti pour le pays du grand repos,
Laissant à maman tous les devoirs qui étaient tiens
Sachant qu'avec ses ressources minimes, elle ne pourrait rien.
Tu es parti sans même penser que sans toi papa, je vivrais l'enfer,
Surtout avec ces personnes avec des Pierres
À la place du cœur
Qui me font voir de toutes les couleurs
Mais, cela aurait pu être différent si tu m'avais laissé des frères.

J'ai voulu te détester, mais ta bien-aimée n'a cessé de me répéter que,
De là où tu es tu veilles sur moi et que tu m'aimais bien,

Lorsque j'avais cinq ans, je disais autour de moi que tu étais mon modèle,
Et que si je vivais exactement comme toi, la vie sans doute pour moi, sera belle.
Mais aujourd'hui j'ai grandi
Et je ne sais pas si cette vie que je mène est celle que tu aurais voulu,
Vu que depuis que j'existe,
Je ne t'ai jamais connu.

Tout seul, j'ai appris à traverser les ténèbres de la nuit,
Tout seul, j'ai affronté les durs moments de ma vie.
Tout seul, j'ai appris à être fort...
Quand bien même que mère et moi étions privés de toutes sortes conforts.

Pour mon éducation, t'inquiète,
la vie s'en est occupée.
Et il en est de même pour ma formation qui,
sûrement est un peu ratée
J'ai tellement besoin de toi,
S'il te plaît reviens moi

Cher papa, malgré tout,
Sache que que ta place dans mon cœur te sera toujours réservée
Mon Amour pour toi est si immense que,
Je ferai tout pour que maman ici-bas, ne manque de rien.
Ainsi, quand sera venu le moment de se retrouver, tu seras fier de moi
Je t'aime et je t'aimerai toujours.

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Tarek Bou Omar · il y a
Bonsoir Kouassi, ma voix pour ce poème touchant :).
Si vous avez un peu de temps, je vous invite à découvrir mon texte en compétition pour le Prix des jeunes écritures : https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-soleil-s-eteint-sur-mon-destin-1?all-comments=1#fos_comment_comment_body_4242995. Bonne continuation :).

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Kouassi Isidore DJUE · il y a
Merci frère