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Résurrection

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Ô soleil noir de mes jours
Lune obscure de mes nuits
Azur funèbre éternel
Où les oiseaux fredonnent ironie
Où lorsque sonne le glas mortel
Se lève un qui vive voire un cri
Ô lanterne éteinte, beauté fanée
Plus rien ne subsiste tant que tu n'existes
Plus aucune lueur d'espoir, plus aucun sourire épeuré
Plus aucuns sanglots heureux, plus aucun rire triste
Reviens-moi! Pourquoi tu n'es plus?
Pourquoi chez ce maudit Éternel es-tu parti?
Chez moi tu es vénéré, chez lui tu es soumis
Dans son feu tu brûles, dans mes yeux tu brilles
Salut à toi dans ton refuge éphémère
Salut à moi dans mon errance sempiternelle
Salut à toi impiété rebelle
Salut à nous dans notre oubli infidèle
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