RECUPERER TOUT

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Ici, personne n'est heureux... et personne n'est triste non plus,
Peut-être parce que nous avons noyé ce que nous avons compris et ressenti.
Les abeilles volent autour de nous, elles ne savent pas où elles vont.
Leur rituel est notre enfermement, avec des joies qui jaillissent prématurément.
Nos cellules sont des boîtes d'allumettes, il n'y a pas de fenêtres,
Il n'y a pas de portes, il n'y a rien,
Nous communiquons avec un alphabet secret,
Nos geôliers nettoient les corbeaux,
Ils nous répètent : face à la vitesse... aller avec lenteur.
Et ils nous nourrissent de fleurs flétries au goût de chicha.
Nous sommes heureux à la fin, ce n'est qu'un début.
Nous dormons dans des couvertures aux puces, pleines de moisissure !
Avec la probabilité de vivre et de mourir
Nous avons atteint la limite : nos âmes se sauvent seules
Espérant voler comme un oiseau,
En récupérant tout ce qui n'existe pas.
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