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Jamais loin de mon pays
Le vent souffle ses chants
En de charmantes odes
Chargées d'iode, jusqu'ici
Douceur pastel des hortensias
Et des photographies sépia

Un retour aux origines.
Le cours des racines
Courant dans la bruyère,
Aussi vivaces que le lierre.
Elles permettent de nager
Pour ne pas naufrager
Esquiver les récifs, leurs crêtes.
Tels de fiers phares
Eclairant de vieux remparts
Au milieu des tempêtes,
Du ressac de l'océan
Aux abysses béants.
Elles sont nos escales
Quand on met les voiles.
Du plancher des vaches
Elles sont port d'attache.
Au creux des dunes,
Veillés par la lune
Et au gré des marées
Nous y sommes amarré.
Elles nous sont vitales.
Mémoires ancestrales
Gravées sur des dolmens
Et dans des grimoires.
Venues d'ères anciennes.
Colportées par les vagues
Qui font que l'on divague.

Elles nous guident
Du temps des druides
Eloignent des abîmes
Solides nous arrime
De la base jusqu'à la cime

Parées de blanche écume
Sous une pluie d'embruns
Elles dissipent la brume.
Elles ont le pied marin
Au bout de la terre.
Nourries de fabuleux contes
Qu'au coin du feu on raconte,
Au chaud dans les chaumières.
Attirées par les chimères,
Amies d'êtres imaginaires
Dansent avec les korrigans
Au ballet élégant
Des elfes et des fées.
Par un magique effet
Nos branches se déploient
Jusqu'à l'île de Groix.
Tout comme les ailes
Des mouettes et goélands.
A l'image du triskell
D'eau, de feu et d'air,
Aussi brut que la pierre.
Mariées aux éléments,
Au jaune des genêts
Et aux bleus grisés.
Les racines ont indiquées
Comment rentrer à quai
Aux bateaux dont le mât s'est brisé.

Elles nous guident
Du temps des druides
Eloignent des abîmes
Solides nous arrime
De la base jusqu'à la cime

Ici nous sommes nés
Aux sources de la mer.
Chemins de croix et calvaires
Dessinent nos racines
En point de repères.
Jamais déracinés,
Dressés tels les menhirs
Robustes tels des rocs de granit
Sculptés par l'érosion.
Pour mieux revenir
Chacun de nous hérite
De la culture de l'évasion
Suivant le sillon
Des légendes et traditions.
Des airs d'Irlande
Entre deux déferlantes
Et la verdoyante lande.
Attirées par l'horizon,
Fondues aux paysages
Que nous croisons,
Aux vastes étendues sauvages,
Au sable fin des plages
Et aux ocres rivages,
Elles vivent sur les grèves.
Nos racines celtiques
Sont authentiques.
Erigées en forêts magiques
Que coule leur sève.

Jamais loin de mon pays
Le vent souffle ses chants
En de charmantes odes
Chargés d'iode, jusqu'ici
Douceur pastel des hortensias
Et des photographies sépia




© Claire Kiefer Morin alias Slamity Jane

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RAC · il y a
Jolie poésie qui sent la mer, le sable et le vent ! A bentôt...
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