Qui vient un jour ?

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Bien abrité à l’ombre de la vie,
Patient d’un temps qui me comblait d’ennuis,
Je côtoyais les saisons de la nuit
Caressant ma longue barbe jaunie.

Ciel et soleil me baignaient de lueur,
Colorant de passion mon sombre coeur
L’air se chargeait d’une douce pudeur
Et mes yeux fleuraient toutes ces splendeurs.

Les nuits et les jours sans fin revenaient,
Prolongeant le rite sans aucun rejet,
Je les aimais tous deux sans dissocier
L’ombre de l’un, de l’autre le reflet.

Ce jour enfin, chargé du vent du Sud,
S’arrête l’instant malgré son habitude,
L’âme s’enfuit, les maux se dénudent
L’infini rencontre son prélude.

Lentement le corps déleste sa chaleur
L’essence de la vie vient figer sa peur
Le souffle est dépouillé de sa langueur
La mort alors libère tous mes pleurs.
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