Quelle était la couleur de tes yeux ?

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Image de Printemps 2018
Quelle était la couleur de tes yeux, Petit Prince,
Peut-être est-ce le bleu des océans lointains
Ou le doré vermeil des étoiles dansantes,
Quelque chose de beau et d’un peu mystérieux
Dont le reflet nous peint les arcades stellaires ?
Quel était ton sourire au milieu des grands blés
Lorsque tu regardais le renard s’approcher
Et que ta solitude alors disparaissait
Tel un rêve brumeux emporté par la nuit ?
Comment sonnait ton rire aux milliers de clochettes,
Cascade d’eau légère imprégnée de lumière
Quand tu t’émerveillais des ruses de ta rose
Sous son fin paravent, là-haut sur ta planète ?
Que venais-tu donc faire sur notre lourde terre
Toute pétrie de mal, de colère et de guerres,
Qui ne cesse aujourd’hui de se perdre elle-même,
Prise d’on ne sait quelle implacable folie ?
Peut-être ton passage était-il un signal
Pour que les hommes prennent le temps de penser,
De s’aimer, de s’offrir de tendres amitiés,
De choisir l’important et non le dérisoire.
Ne peux-tu revenir, laissant tes baobabs
Paisiblement grandir sous les poudres cosmiques,
Au milieu du désert où les bombes résonnent,
Où souvent des complots meurtriers se fomentent,
Pour nous parler des fleurs et des soleils couchants,
De ce qui dans la vie est le plus important ?
Tu sèmerais tes mots d’amour et de sagesse
Dans l’esprit des humains comme de précieux germes
Capables de s’éclore en une ère nouvelle
De respect, de candeur et de simplicité.
Bien au-delà du tain des vaines apparences,
Se cache le trésor de nos cœurs enfantins
Comme au fond noir des puits l’eau pure et salvatrice...
Hélas ! j’ai beau scruter, la nuit, l’éther bleuté,
Je ne peux distinguer ta silhouette fragile
Si ce n’est, quelquefois, comme une ombre fugace,
La frêle ondulation de ton écharpe au vent.
D’espérance saisie, j’ose alors rire un peu...
De grâce, reviens-nous avec tes yeux profonds,
Tes yeux de clairvoyance et de limpidité,
Allume dans notre âme un réverbère immense
Dont jamais la clarté ne puisse s’étioler.
Petit Prince endormi quelque part dans un livre
Ou bien au nid douillet de quelque galaxie,
Nous aimerons toujours aux pages de nos songes
Voir briller ton regard constellé de douceur...

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