Quatre poèmes des matins d'août

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J'ai toujours aimé la poésie... Dans le ventre de ma mère déjà, le chant d'une mésange bleue ou le parfum d'une rose de nuit provoquaient de petits tressautements significatifs. Plus tard  [+]

Le poète est chose légère.
PLATON

A Toulon, certains matins d'été, le vent qui descend du Faron pousse le promeneur vers la mer dont chaque sourire semble un baiser..
Le parfum enivrant des mimosas tardifs et des roses Ronsard, les verts joyaux des jardins, les couleurs bigarrées des affiches, lui font croire que tout est (encore..) possible en ce matin d'été... ou le matin suivant.
La brise qui ride la rade, le vol erratique des blancs oiseaux de mer l'incitent à une douce, intense et sensuelle rêverie que seule vient parfois interrompre la sirène d'un navire... en partance pour quelle île?

1. RUES DE LA VILLE
Rues de la Ville
Matinée d’août
Poursuis ta route
Suis ton chemin
Le Vent des Iles
Te tient la main

2. VOLENT LES AILES DES AILANTES
Volent les ailes des ailantes
Au vent gris-bleu qui les évente
Une femme à la voix troublante
Implore l’obole sonnante
Du vent bleu-gris qui va passant
Et le vent-promenade lente -
Redit la merveille étonnante
De l’orage muet qui chante
Sur les montagnes et les sentes
Ô vent gris-bleu qui les évente
Vole les ailes des ailantes !

3. AIME RÔDE
Aime rôde
Maraudeur
Parmi le passé des fleurs
Le parfum des souvenirs
Ô goéland du bonheur
Aime rôde
Maraudeur
Tu façonnes l’avenir
Ce beau présent d’émeraude

4. ET S'EN VONT...
Et s’en vont des voiles légères
aux couleurs d’espoir et d'hier
Du sud au nord
du nord au sud
des plus beaux joyaux les répliques
Et s’en vont des voiles légères
qui lentement passent
la Passe
et sont les belles messagères
de la vie...
... jamais ne se lassent
sur l’Océan énigmatique...
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