Quand j'étais riche

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Vous risquez d'être déçus, ce n'est pas vraiment de la poésie, cela rime un peu, cela joue avec les mots, cela espère simplement provoquer un petit sourire. Merci pour les commentaires  [+]

En ce temps-là alors je vivais comme fakir,
j'avalais des poignards, j'avais un grand sourire,
sur une planche pleine de clous je passais mes journées
en jouant au trombone des vieilles polkas piquées.

J'arrivais en boitant, je portais des guenilles,
je regardais les gens, j'observais leurs chevilles,
mais le soir élégant, tiré à 4 épingles,
je courais faire la bringue près des talons aiguilles.

Puis le temps a passé, les aiguilles ont tourné,
à présent c'est la dèche, je suis toujours fauché,
j'ai du laisser aux clous mon trombone à coulisse,
et de même à la crèche, mes épingles à nourrice.

Aujourd'hui je travaille sur les lignes enfin bref,
je suis ponceur de rails à la SNCF.
Du lundi au sam'di je passe la toil'ém'ri,
parfois sur les barrières, je prend le papier d'verre.

Et pendant que je ponce j'ai le temps de penser,
mais n'ai pas de réponse quand vous me demandez
pourquoi j'affiche toujours cet air désappointé
le soir dans ma mansarde en ôtant mes échardes.
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