Puis ils s'en sont allés

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Puis ils s’en sont allés,
D’un pas calme et serein, riches de leur envie,
Ils marcheraient longtemps sous les cieux étoilés,
Il restait à graver un espace de vie.

Parfois le temps vilain
Agace les amants et surtout les consterne,
Ils ne demandent rien et le jeu sibyllin
Des jaloux, des malsains sent le glauque et le terne.

Quoi que disent les sots,
Ils se sont résolus, taquins imperturbables,
A croiser par tous vents sur leur humble vaisseau,
Pour le plaisir des dieux en ignorant les diables.

Lorsque l’autre est absent,
Puisque le vide est vide, il faut lever le doute,
Ils savent avec zèle effacer l’oppressant
Et se moquer du trouble au chaud dans la redoute.

Souvent ils ont souri
D’oublier un détail, le truc un peu futile,
L’événement majeur, de chat et de souris
Des unions de façade à l’humeur infantile.

Si vous pensiez rejet,
Votre piteux souhait sent l’âcre félonie,
Il avorte et s’échoue, un banal hors sujet,
La romance d’amour respire en harmonie.

Puis ils s’en sont allés,
D’un pas calme et serein, riches de leur envie,
Ils marcheraient longtemps sous les cieux étoilés,
Il restait à graver un espace de vie.

24 février 2016
Jo Cassen
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