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Prose d’une guerre

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Mister Douhaine

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Tuer et mourir.
C’est la seule réponse qu’un soldat puisse donner sur un
champ de bataille.
Combien de luttes encore faut-il pour ouvrir les yeux et se
rendre compte des dégâts accomplis de part et d’autre ?
La renaissance est si éphémère que l’oiseau de couleur
s’enfuit en perdant ses couleurs, de peur d’y laisser sa peau.
Sous la mitraille des cris, des chagrins, des chars d’ennui à
volonté s’en vont vers la lumière qui ne brille plus.
Tuer et mourir.
À deux mains prendre la vie et partir comme un voleur,
entre les doigts s’exhaler, entre les rêves s’exiler et entre les
parfums s’évader pour échapper à cette guerre.
Le soleil de toute sa chaleur s’éternise à s’éteindre dans la
nuit tombante et les labyrinthes s’ouvrent sur un monde agacé,
apeuré de voir tant de cruauté.
La musique du piano s’éternise à fuir le son de ses cordes,
les sirènes aux gestes effacés s’élancent hors de leurs océans
isolés, sans entendre un seul de leurs cris, le vent affamé dévaste
leurs chants d’amour.
Pourquoi ne pas s’aimer au lieu de s’entretuer, s’aimer
sous la lune qui s’éteint au-dessus d’un volcan qu’une braise
ravit ?
Ils s’envoleraient sur des spasmes noduleux d’espoir pour
crier leur unification.
Le long de la nuit voilée et sans honte, main dans la main,
c’est l’irruption d’une nouvelle vie sans crainte ni de repenti,
qu’à la fin ils surmontent la volonté divine et redonnent un
sens à l’amour qui vient du fond des âges.
C’est le pouvoir qui les rend mauvais, cette soif de dominer
le monde, celle d’hier et celle de demain.
Il reste beaucoup de temps à parcourir avant que les hommes
ne deviennent parfaits, si cela est bien possible, qui vivra
verra.
Verra l’espoir et la lumière se réunifier en se transformant
pour former un nouveau monde où tous les humains seront en
paix.
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