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Promenade indécente

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Loran Luk

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Une journée printanière,
Me fait oublier l’hiver,
Qui encore hier,
M’empêchait de prendre l’air.

Ma tenue est légère
Comme la brise en cet instant,
Jupe plissée, chemisier clair,
Un string pour seul sous-vêtement !

Un parc, un après-midi,
Je longe une petite rivière,
Sur l’autre rive, vous êtes assis,
Observant les oiseaux dans les airs.

Face à vous un banc m’invite,
A la pause, à la paresse,
Un moment seulement, j’hésite,
Puis j’y pose mes fesses.

Les oiseaux virevoltent dans le ciel,
Se cherchant, s’excitant,
Puis s’éloignent à tire-d’aile,
Et se posent vers l’autre banc.

Vous y êtes toujours présent,
Séduisant. j’esquisse un sourire,
Vous, impassible, distant,
Je vous observe sans rien dire.

Je décroise les jambes lentement,
Et vois votre regard cillé.
Auriez-vous, nonchalament,
Vers mes cuisses, lorgné ?

Pourrais-je vous plaire, vous troubler ?
J’ai soudain le cœur à jouer.
Faites-vous semblant de m’ignorer ?
Quand j’aimerais vous exciter !

Alors je relève une jambe,
Pose le talon sur le banc,
Vous laissant découvrir entre mes jambes,
Mon petit string en satin blanc.

Votre visage trahi votre émoi,
Vous semblez hypnotisé,
Oui, regardez, matez-moi !
Ca ne fait que commencer.

Je fais celle qui a trop chaud,
Ôtant les boutons de mon chemisier,
Et sans enlever le haut,
Je vous offre mon décolleté.

Je pose un doigt sur mes lèvres,
Le laisse descendre dans mon cou,
Comme si c’était vos lèvres,
Qui me couvraient de bisous.

Derrière ma tête, je joins mes mains,
Vous offrant une vue imprenable,
En une caresse sur mes seins,
Le tissus s’écarte, inexorable.

Leurs pointes s’érigent aussitôt,
Et vos yeux me dévorent,
Dois-je continuer mon show ?
En voulez-vous encore ?

L'une de mes mains flatte un sein,
L’autre, sur ma cuisse, s’égare.
Je me caresse enfin,
Devant vos yeux hagards.

Comme téléguidée, j’imagine
Que ce sont vos caresses,
Et votre main coquine,
Qui remontent vers mes fesses.

Je sens l’humidité poindre à ma fente,
Quand mon intimité gonflée de désir,
Me force à ôter l’étoffe gênante,
Pour me donner du plaisir.

Sur votre banc, votre corps s’agite,
Votre main posée, cache-telle une bosse ?
Votre regard sur moi m’excite,
Vous vous masturbez comme un gosse.

Je ferme les yeux, m’offrant sans pudeur,
Laissant mon désir posséder mon corps,
Me touchant le sexe avec tant d’ardeur,
Que mon plaisir explose sans aucun remord.

Le votre m’accompagne dans mes derniers soupirs,
Partage indécent de nos intimités.
Mais je sais déjà qu’il me faut partir,
M’éloignant doucement comme je suis arrivée.

Me suivez-vous du regard, j’ose l’espérer,
Sans me retourner, ma main soulève le tissu,
Irez-vous près du banc, mon string, ramasser ?
Car en guise d’au revoir, je vous montre mon cul !
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