Pour ce qui meurt

il y a
1 min
387
lectures
42
Qualifié
J’ai éprouvé le mal jusqu’à sa déchirure
Et jusqu’au dernier cri qui fait face au néant.
Il ne reste de moi qu’une sourde brisure,
Un chant défiguré pour toucher un Géant.

Que d’angoisses, hélas, ont dépeuplé mes nuits !
Combien de doutes noirs ont soufflé mes prières !
J’entends pleuvoir les morts. Et pourtant aujourd’hui
Dans mon âme trouée je blottis ma misère.

Comme un poète assis, penché sur son bureau,
Créait un grand soleil au milieu des ravages,
Imaginait des vers pour coudre ses lambeaux,
J’accroche des plaisirs aux cils de mes orages.

Ce n’est pas le chagrin qui me pousse à écrire
Car je ne cherche pas une consolation,
Mais c’est de mes malheurs le tout dernier soupir
Et pour tout ce qui meurt ma folle compassion.
42

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !