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Poésie de onze heure trente-trois

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Dorothey Moine

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Qu’on me donne une plume,
Pour écrire ces mots,
Ces mots qui ne savent pas,
Ces mots qui ne doivent pas,
S’écrire comme ça,
Sur un coin de table,
Si petit, si minable.
Mais l’endroit
N’a que peu d’importance
Quand on a cette chance
De porter en soi
Tous ces mots-là.
Ces mots qui glissent,
Imbibés de douceur,
Imbibés de chaleur,
S’écrivent à la douce heure.
Onze heure trente-trois
Je pense à toi.
Cette encre bleue
Cette encre de feu
Réchauffe mon cœur.
J’écris n’importe quoi,
Pourvu que ça parle de toi,
De nous, de ce qui pourrait-être
Et jamais ne sera.
Je m’imagine déjà
Tes mots répondant aux miens
Caressant mes courbes
D’un air serein
Longeant mon aime
Jusqu’à sa jambe.
Cette mise en scène
Préméditée ou bien soudaine
Continuera toute la nuit
Non plus sur ce petit papier meurtri
D’alexandrins fatigués
Mais sur mon douillet oreiller
Où même le vide de mon encrier
Ne m’empêchera pas de rêver.

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Nadou · il y a
C'est très très beau Dorothey ! Merci pour ce partage !
je vous propose la lecture d'une œuvre que j'ai beaucoup apprécié de Louyse Larie et qui est en finale été ! ( plus que 2 jours ! Vous me direz ce que vous en pensez !
voici le lien.
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/en-mille-serments

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Dorothey Moine · il y a
Merci.
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Philshycat · il y a

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