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Mémorable la nuit
Où plongé en moi-même
Je te redécouvre ;
Où de neige à génie
L'étendue me revient ;
Où ton corps amoureux
Qu'en prière j'ai chanté
Devant moi s'émancipe
Telle une onde émanant sa chaleur
Parmi le froid.

J'ai en mémoire l'instant
De l'aurore sur ton front
Où de la fenêtre convergent
Des faisceaux pénétrants ;
Où tes yeux, embrumés de lumière,
Sont deux écrins qui renferment les dieux.

J'ai en mémoire encore
Les nuances de ta peau
Où sur ta joue repose
Un coucher de printemps ;
Où sur tes seins diaphanes
Comme des tendres soleils
Naissent mes rêveries.

J'ai en mémoire tes pieds
Glacials comme l'azur
Qui d'un murmure se réchauffent.

J'ai en mémoire enfin
Les nuits de pleine lune
Où soutenant ton regard
Ma main est empêchée ;
Où les rayons sur ta joue
Ombragent le matin
Et le souvenir de ton nom
Et au mien confondu.
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