4
min

Poème, danse et jeux...

6 lectures

1

Bonjour humains
Vous portez vous bien ?
Je voulez vous demander
Quelque chose de particulier;
Connaissez-vous ce moment
Si spécial ? Ce moment quand...
Quand le téléphone sonne.
Quand la nouvelle n'est pas bonne.
Quand elle annonce un viol.
Quand plus personne ne rigole.
Quand elle brise un cœur,
Dans ce dernier grandit la rancœur.
L'homme est un fardeau puissant
Personne. Personne n'est innocent !
Vous qui avez négligé un ami
Qui a mit un point à sa vie.
Vous qui avez fait couler le sang
Pour des biens, pour des rangs ?
Vous qui avez commis des adultères.
Comptez-vous encore être père ?
Mais tout ça...tout ça on s'en fout.
Qui suis-je ? Rien et tout.
"Tu ne peux te permettre de juger
Car toi-même tu as péché."
À d’autres ! Religion absurde.
Vous êtes les menteurs prudes.
Vous ne vous repentirez
A l’aide de futiles prières,
Je vous souhaite le regret
A votre arrivée au cimetière.
Les mots fâchent,
La pensée touche.
Les larmes coulent.
Touché-coulé.
Accusez celui qui s’est suicidé.
Accusez votre ignorance.
Accusez votre foi.
Accusez moi.
Dernière danse.
Avancez masqués.
Pour ne pas révéler
Votre identité à celui qui a créé
Le masque derrière lequel vous vous croyez cachés.
Vous voulez vraiment me défier ?
Moi l’originel péché ?
Celui qui a infiltré les vermines
Dont vous êtes les enfants !
Comment pouvez avoir de l’estime
Envers vos parents ?
Ils ont osés vous donner la vie,
Dans ce monde qu’ils ont ravagé
Avant de vous y abandonner...
Et qu’à votre tour vous détruisez
Le peu d’espoir que j’avais placé
En les hommes, du cœur, les archers,
Vous vous êtes moqués de mes filles,
Les 7 pêchés que vous avez violé
Pour que les enfants forment la première ville.
Les enfants infectés se sont reproduits,
Et les pêchés ont fusionnés.
Donnant maintenant ceux qui
Osent défier leur satyre de père.
Certes la Terre est votre mère
Mais celui qui a enfanté
Les guerres, les génocides,
La maladie et le vide,
C’est bien moi.
Accusez moi.
Acclamez moi.
Vous ne ferez que renier
L’inévitable qui vous pend au nez.
Derrière ce sourire et ce rassemblement
Vous espérez me bannir en guise de responsable.
Pour gagner du temps ?
Pour profiter encore de l’ensanglanté sable
Sur lequel vous vous reposez quand vient l’été ?
Assumez,
Ou mourrez
Devant mes yeux
Sous mes coups
Alors je serais heureux
De vous briser le cou.
Le diable est violent ?
Il va facilement vous balayer
Tel la feuille d’automne face au vent.
Les hommes vont crever
Condamné à une fin
Qu’il auront provoqué
A autrui sans regrets !
Aujourd’hui le Malin danse
Et se rempli la panse
Des entrailles de ceux qui l’ont déçu
Et des anges déchus
Infiltrant les hommes
Depuis la Nuit des temps
Pour retrouver le détenteur de la Pomme
Et filé avec comme le vent !
Et oui les Anges sont parmi vous
Et aucun ne vous sauvera
De mes griffes sur votre cou,
De chacun de mes coups
De l’amour que Dieu perdra
De la Pomme infecte
Et du Jardin détruit par les insectes...
Vos Paradis sont détruits
Et la fin approche.
Plongez dans le Puits
Avec ou sans vos proche.
Puits des reproches.
Puits des tourments
Puits protégé du temps.
Fin de la danse.
Fin de la représentation.
Le public est en transe.
Et rugit comme un lion.
Pour acclamer le Malin
Et ses coups sans fin.
Tant d’hommes
Tant d’héritier
Des pêchés et de la Pomme.
Avec lequel je compte m’amuser.
Jusqu’à Mathusalem
Sens inverse.
Retour de la gangrène
Retour à Jérusalem
Début de l’averse.
Pour prolonger
Ma joie de vous tuer
A travers les âges
Ma soif est sauvage
Et seul votre sang
Pourra l’apaiser
Celui pour lequel vous avez convoité
Des biens, des rangs.
Le rideau tombe.
Se creusent les tombes.
Une hécatombe.
Passage d’une bombe
Or je suis juste le Mal
Destructeur, créateur, danseur.
Caché derrière un voile
Caché de mes successeurs
Dans une dystopie
Où se succèdent les heures
Où se rêve le Paradis.

{Se retourne et dévisage le lecteur}

Stupide penseur...
Idiote forme de vie...
Qui se cache derrière mon rôle
Derrière une prose, derrière des lignes
Esprit obsédé par les rimes
Qui s’en fait des pôles...
N’as tu pas honte ?
Personnifier le Mal,
Le faire danser sous un châle,
Tuer autrui puis me faire t’affronter.
Satisfaction
De cette personnification.
Nostalgie
Des lignes de ma vie.
Remords
Au fond tu comprends tes tords
Tant d’émotions
Tant d’erreurs
A travers ton expression
A travers toutes ces heures
Passées sur mon texte
Passées sur ma danse
Feras-tu preuve de bon sens ?
Ne serais-je pas qu’un prétexte ?
Pourquoi écris-tu encore ?
Frisson parcourant ton frêle corps...
Ton personnage vit sous ta plume.
Tu lui perfectionnes son costume.
Le fais danser sous une demi-lune.
Se délectant du sang et de son écume.
Écrasant les tiens sur une enclume,
Caché dans une nostalgique brume.
As tu autant de rancune
Envers leurs coutumes ?
Rave...
Tu t’en fiches. Tu rêves
De paradis à détruire,
Comment m’aider à nuire.
Depuis quand les détestes tu ?
Depuis quand les écrases tu ?
Dans tes textes, dans ta tête...
Nous ne sommes pas vraiment nets.
Et notre confrontation s’arrête là.
Je le vois.
Je l’ai compris.
Ça va au delà de ce que je pensais
Et le Mal que tu as idéalisé
S’incline devant ta vie.
Tant de souvenirs,
Si peu de rires.
Affinité écarlate.
Explosion délicate.
Terroristes des mots,
Inventif bourreau.
Sous ta plume s’écrase l’encre.
Et personne ne peut me vaincre...
Et oui, ce soir les humains
Sont tombés de ma main.
Pourtant je vis sous la tienne,
Ma seule souveraine...
Le feu grandit,
Emportant avec lui
Le Mal et l’euphorie,
Et celle pour laquelle tu aurais donné ta vie.
Longue déclaration
A travers un si petit poème
Tu exprimes ta passion,
Enfant de bohème.
Est-ce au travers du Diable
Que tu déclames ta haine
Et tes idées vaines,
Avoues tu son existence
De cet amour nul de sens
Envers celle qui égaie tes sens?
Tout le monde sait qu’il n’est pas fiable.
Les insectes avancent
Corrompent ton cœur
Achèvent ta ferveur
Et obéissent à ma danse...
Tu ne crois plus en l’amour
Narrateur ?
Second tour.
C’est vrai, depuis tant d’heures
Tu regrettes mon entrée en scène
Je t’ai vu commencer ce poème
Et en être déjà blême.
Tu n’as donc pas de reine.
Valet de Carreau.
A moins que tu ne regrettes trop ?
Reine de Pique
Blessures et rêves romantiques ?
Roi de Cœur.
Paralysé par une inexplicable peur ?
As de Trèfle.
Non. Tu agis de ton propre chef.
Emprisonné par des remord et des regrets
Tu marches quand même dans notre rue
Sourire hypocrite pour te cacher
Tu le sais. Tout le monde l’a vu.
Pourtant tu continues à avancer
Personne ne viendra t’aider
Car sur ton épaule se repose le Malin,
Tu ne fais rien ?
Tu veux m’entendre continuer ?
Tu veux prolonger mon monologue ?
Esprit en vogue
C’est sa main qui te fait rêver
Et c’est la tienne qui me fait vivre
Instinctivement elle continue
À écrire ma parole accrue
Par celle qui te rend ivre.
Que l’amour en soit scellé.
Échecs et Maths.
Al Cheikh mat.
J’ai assez dansé, on a assez joué,
Tu dois te reposer
Et je dois m’arrêter.
Le feu ardent s’éteint
Sous la pluie des remords argentée...
Le jeu trouve sa fin
Et se range de lui même l’échiquier...
Tu pleurs ?
Tu es fier de moi ?
Ou alors tu es content pour toi ?
Je ne suis que le Malheur
Que tu contiens en toi depuis si longtemps
Qui ne s’envolera pas face à l’automnale vent...
Pourtant tu es content, satisfait,
De mon texte et de ta tristesse...
Une blessure si profonde s’était dévoilé
Quand elle avait refusait ton ivresse...
Et nous y voilà, je ne suis que des mots
Mais tu sais mieux que qui conque l’importance
D’une si belle, si simple, si complexe danse.
L’importance d’un texte... Mais n’en fait pas trop.
Caches toi encore longtemps
Et plus que tout, attend
Ce si spécial moment
Où le téléphone sonne
Où la nouvelle n’est pas bonne
Et où l’on se retrouve
Pour une énième scène
Retrouvailles non vaines
Entre l’écrivain et son poème...
Le Diable et l’enfant de Bohème.
Pour un autre texte sur le Mal.
Salut final.

Thèmes

Image de Poèmes
1

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,