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Plongeon

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Alice

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Rien au monde n’est plus beau que la naissance,
Ce moment de bonheur qui emplit les cœurs.
Vient à la vie un être plein d’innocence,
Vierge de tout vice, toute crainte, toute peur.
Il apprend à parler, il marche, il sourit,
Tout simplement cet enfant grandis.
Il avance dans la vie et se forge une personnalité,
Il est heurté par les tristesses, les fausses amitiés.
Cet enfant si pur, plein de bonté,
Que lui est-il arrivé ?
C’est presque un adulte maintenant,
Il fait des choix qu’il semble assumer fièrement.
C’est avec de la drogue au creux de la main qu’il te sourit,
C’est avec un verre aux lèvres qu’il rit,
Il n’est jamais seul dans son lit.
L’enfant à tout fait, tout essayé, tout entendu,
Il se croit supérieur et pense avoir tout vécu.
Cependant, l’amour lui est inconnu,
Il n’a jamais appris ce qu’était la vertu,
Cet enfant voit la vie en rose à travers ses yeux exorbités,
Il croit avoir trouvé la vérité,
Ce bonheur exaltant, il croit le vivre, le sentir.
Mais ces herbes au bout de ses doigts le tiennent prisonnier,
Elles ont tracées sa destinée, elles l’ont condamné.
Désormais l’enfant ne pourra plus s’enfuir.
L’innocence de la naissance,
L’inconscience de l’enfance,
Tout a disparu. La fumée s’est envolée.
Dans les airs elle s’est dispersée.
Pauvre enfant, lui qui souffre en silence,
Ne voit plus les mains qui se tendent vers lui,
Il ne croit plus en l’espérance,
Petit être si fragile a perdu le goût de la vie.
Il marche sur un fil vacillant,
Et s’approche à chaque instant davantage du néant.
Après tout ce n’est qu’un enfant,
Il devrait vivre sa vie sereinement.
Démunis sont ses parents,
Face à ce garçon sans sentiments.
Ma main, je voudrais que tu la prennes,
Que tu la sers fort au creux des tiennes.
Ne lâche pas. Sache que je ne t’abandonnerai pas.
Je pourrais tout faire pour toi.
Mais je te vois t’envoler, tout doucement,
Tu disparais davantage à chaque instant.
La fumée sombre t’entoure et t’emmène.
Loin de moi, loin de ceux qui t’aime.
Mais dis-moi petit enfant que t’est-il arrivé ?
Toi qui semblais si gai,
Petit enfant je te vois t’enfoncer,
Et je suis désolé de te dire, que je ne peux te rattraper.
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Tranquillou974 · il y a
Bonjour Alice,
C'est pour moi un honneur d'être la première à commenter votre poème. Vraiment.
J'ai beaucoup aimé la délicatesse avec laquelle vous évoquez cet enfant qui grandit au fil de vos vers.
Outre votre titre - très bien choisi - j'ai aimé la tonalité mélancolique de votre poésie.
Puis-je - dans l'esprit de partage inhérent à ce site - vous inviter à découvrir "Inappétences" ?
Excellente continuation à vous, en tout état de cause, et le meilleur à l'occasion de l'année 2018,
Tranquillou974

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