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PETITE SŒUR INCONNUE

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Ligéria4992

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Je t’ai rencontré au hasard d’un train de banlieue,
Souviens-toi, tu râlais contre ce directeur
Qui, le matin même venait avec froideur
Par des mots méchants, durs et dédaigneux
De te refuser un boulot pour ta peau noire
Préférant, d’une autre la blancheur illusoire.

Tu paraissais éprouvée, de tes yeux des larmes
Coulaient et tombaient en perles dorées
Et tes joues, par le chagrin, étaient toutes mouillées
Il est des jours ou l’on rêve de prendre les armes
De tout casser, tout foutre en l’air, de tirer dans le tas
Rendre coup pour coup et tant pis pour le dégât.

Je me suis placé en face de toi et je t’ai souri,
Derrière les larmes un sourire illumina ton visage
Comme un soleil qui fait briller le paysage
Après la pluie viennent l’arc-en-ciel et l'éclaircie
Je t’ai demandé « pourquoi tous ces pleurs »
Tu m’as répondu « c’est la faute à ma couleur ».

Maintenant quand je monte dans un train de banlieue
Je regarde s’il n’y a pas une fille en pleurs
Avec des larmes sur les joues comme la rosée sur les fleurs
Et le désespoir reflétant sur le miroir de ses yeux
Je veux bien des petites sœurs, mais pas des malheureuses
Car la couleur de leur peau n’est pas une maladie honteuse.
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