Pas de pleurs, je me meurs !

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Je me sens comme une cocotte minute prête à exploser
Dites au constructeur là haut qu’il a oublié la soupape de sécurité
Ma poitrine, jour après jour, se resserre comme dans un étau
J’ai mal, je suffoque, je faiblis, je blêmis, comment décrire ces maux ?
Ai-je donc tant souffert que je ne puis aujourd’hui exprimer ma souffrance ?
Ai-je donc tant pleuré que la source, désormais tarie, se joue des apparences ?
Mes yeux demeurent secs et pourtant se mouillent à la première réflexion
Furtivement je m’essuie, furtivement je me détourne, c’est cela la renonciation
Je ne suis plus moi-même, je ne suis qu’une image, tête haute et sans faille
Aucun mot, pas d’expression sur mon visage, nul ne doit savoir que je défaille
Renoncer d’être moi. Renoncer de crier mon amour perdu. Refuser toutes victuailles
M’enfermer à nouveau derrière ces murs de briques dans une maison sans âme
Prendre de la distance, m’enfermer dans la nuit...Ce soir j’éteins la flamme
Et la nuit reviendra, comme elle revient toujours pour s’imprégner en moi
Je sais, je chercherai tous ceux qui m’ont aimés, en cela j’ai la foi
Je revivrai alors les instants les plus chauds de ces champs de batailles
Contre la maladie je lutterai à nouveau : quelle immense pagaille !
Pour Colette, pour ta sœur, pour Céline...et pour toi mon amour
Je revivrai les jours où l’espoir a jailli, les jours où je criais au secours
Pensant vous sauver, à toutes les portes j’ai tapé
Pour apprendre sans comprendre le sursaut qui accuse la fin
Vous tous, cela fait trop, à mes dépens, j’ai appris le refrain
Il n’est point de secours ; à jamais vos yeux se sont fermés.
Point final de la vie, il faut bien admettre que toute flamme s’éteint.
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