Par la fenêtre de ma chambre...

il y a
1 min
8
lectures
1

Jeune personne à la recherche de la musique et de la poésie  [+]

Par la fenêtre de ma chambre
Je guette le ciel morne et bleu,
La tiédeur des soirs de septembre
S'engouffre dans la pièce. Il pleut.
Clapotis et ruissellement
Jouent sur les vitres un boléro
Et l'eau caressant les carreaux
Éveille en moi un sentiment
D'extase et d'infini désir,
Qui sans attendre au trouble vire.
C'est un désir de ton amour,
C'est un amour de ta vertu.
Je veux te voir, retour du jour,
Car sans toi la nuit m'a perdu.
Et regardant à l'infini,
Je m'imagine apercevoir
Ta silhouette dans la nuit,
Je crains que tu me laisses choir.
Le divin éclat de tes yeux,
Dore le ciel sombre et voilé
En imitant la voie lactée,
Et ma seule illusion te veux.
Je ne sais si je dois t'attendre
Ou courir et voler vers toi,
Je sens le désarroi me prendre,
Je me suis perdu dans l'émoi.
Je te cherche et veux te saisir
Lueur du soir, beauté diaphane,
Animé d'un profond désir
De toi, inaccessible Diane.
Le temps passe et je ne sais pas
S'il engendrera le trépas
De la passion, violente étreinte,
Provocant de mon cœur la plainte ;
Ou s'il te guidera vers moi,
Issue espérée de tout cœur,
Pour que dans ton œil je me noie
Dans la tendresse et le bonheur.
Des larmes de doute ruissellent
Sur mes joues, ô rêve où je veille,
Conduis à moi cette merveille,
Vénus, viens où le cœur t'appelle !

-Je suis assis à ma fenêtre,
Discrète naïade aux yeux d'or
Viens dans cette pièce où l'on dort,
Où la fièvre agite mon être.
Dans cette vie je n'ai le temps
Que de m'éprendre sans aimer,
Alors viens, n'attendons pas mai !
Belle folâtre, je t'attends.
1
1

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !