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Troubadour

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Elle m’a donné un coup. Puis un autre.
Pourquoi m’a-t-elle frappé ?
Sur l’échelle d’Eros, un ouragan m’a frappé niveau 7.
Mon énergie est en échec. Mes forces déclinent.
Sur l’échelle de Scoville, elle m’a propulsé à l’échelon 9, tant son piment est puissant.
Et j’ai atteint le même échelon sur l’échelle de Borg, à force de soupirer.
7 chiffre toujours magique. 9, chiffre symbolique.
Les deux sont parfois merveilleux. Ou dévastateurs.
Je suis parti à l’assaut de la tour.
Epuisé mais vaillant, j’ai gravi toutes les marches.
Parvenue au sommet, elle n’était plus là.
Elle s’était enfuie, j’entendais tout près cascader son rire moqueur.
Je suis redescendu, à bout de souffle.
Alors, je l’ai entendue : « Viens, monte sur ma tour, je t’attends. »
J’ai enlevé mes bottes, j’ai jeté mon armure.
J’ai voulu prendre un chemin de traverse, un passage secret.
Arrivé au pied de la muraille, il n’y avait plus d’échelle.
Alors, j’ai ouvert mon cœur pour déployer l’échelle de soie.
Je l’ai lancée de toutes mes forces en criant « Attrape-ce fil, Ariane. »
Sur l’échelle d’Eros, un ouragan m’a frappé niveau 7...
Elle m’avait entraîné dans son labyrinthe, semant ses sourires.
Je les ai suivis, les ramassant tous, les rangeant en moi, dans mon cœur
dans mes yeux, dans mes couilles et dans mes désirs.
Lorsque je vis qu’il n’en restait plus qu’un seul, j’étais revenu au pied de la tour.
La porte était ouverte. L’échelle de soie voletait, animée par ses rires.
Je gravis tous les échelons, un après l’autre. Et ainsi de suite.
Je gravis encore. L’échelle est sans fin.
Je l’aperçois à l’horizon de mes désirs, elle est deux échelons plus haut.
« Attrape-moi, rattrape-moi, j’ai besoin de toi pour aller plus haut, plus fort. »
Je me frotte à l’échelle qui m’écorche le cœur et attise mes envies.
Sur l’échelle d’Eros, un ouragan m’a frappé niveau 7...
Ma volonté se dissout, je m’avoue éprouver des fantasmes, à cause d’elle,
Moi qui clamais n’en avoir aucun.
« Rattrape-moi, viens vite m’avouer tes fantasmes. »
Un vacarme tonitruant mugit dans la tour.
Je n’entends plus que son souffle qui m’enveloppe et me brûle.
« Pourquoi te consumes-tu si vite ? Tu ne m’as pas encore consommée.»

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