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On ne parle que d’elle, comme une célébrité,
On oublie qu’elle est belle pour mieux l’insulter,
On la croise à chaque couloir mais on veut croire au hasard,
Elle emporte les espoirs et ne laisse que la mémoire.

Omniprésente, elle s’approche de nous à pas feutrés,
Imprévisible, elle ne s’illumine qu’une fois la fleur fanée,
Elle éclaire la pénombre d’une étincelle,
Et nous conduit jusqu’au bout du tunnel.

Certains la craignent, d’autres la désirent,
Certains l’évitent, d’autres lui sourient,
Mais cela n’a que peu d’importance,
Quoi qu’il arrive, elle nous emportera dans l’arrogance.

Le souffle coupé par le dernier danger,
Le cœur délivré par son premier baiser,
Il est doux de se reposer après la bataille,
Quand la Vie a passé son temps à explorer nos failles.

Jamais nos ombres ne se touchaient,
Jamais nos regards ne se croisaient,
Mais ce jour-là, nos routes finiront par se croiser,
Et qui sait, peut-être que nos corps reposeront côte à côte pour l’éternité.

Elle me chantonne une mélodie, bercée par l’odeur du sang,
Mes paupières se ferment comme s’il y avait un jour suivant,
Et dans la pénombre brille une faible lueur,
Seule sa chaleur peut me rendre mes couleurs.

Comme une ombre qui se fond dans la nuit,
Comme une larme invisible cachée par le déni,
Mon existence n’aura de l’importance
Que lorsque je brillerais de mon absence.

Ce soir qu’importe ma valeur,
Ce soir, qu’importent mes erreurs,
Ce soir, qu’importe si je me vautre
Une étoile brillerait parmi les autres.

Garance Damez
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