Oh jeunesse, insolente jeunesse !

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Depuis L'océan indien ma prose voyage du battant des lames au sommet des montagnes et je me souviens de mes vies antérieures  [+]

Image de Été 2018
Pauvre Verlaine
Qui connut l'extase et l’ivresse,
Le plaisir des sens et l'enfer de l'absinthe. 
Pauvre Verlaine qui marche
Et qui trébuche, piéton de Paris
Sans lit et sans joie.
Qui donc donnera cent sous,
Pour soulager le poète
De son corps malade et usé ?
Les sanglots longs des violons,
Cette langueur monotone
De l'automne et la mort qui l'emporte.
Pauvre Verlaine,
Tu montes un escalier branlant
Et tu frappes au bordel
Pour y tirer un coup.
Le dernier pour la route,
Le dernier sans doute.

Oh jeunesse, insolente jeunesse,
N'ai-je pas toujours été vieux ?
Ce fut mon malheur et ma joie.

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