Ode au méchant Ventoux

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Freddy Potec Coupes et médailles Ne me disent rien qui vaille Ce sont les hochets de la gloire Pourtant, dans un égal souci Du corps et de l'esprit Je pédale et j'écris Il y en a qui  [+]

Image de Eté 2016
En l'an trentième de mon âge,
La figure et le front en nage,
Je t'ai maté ô grand Ventoux.
Certes j'avais mal aux genoux,
Mais je dois à mes seuls mollets
Et mon unique volonté,
D'avoir grimpé sauvage et fier,
Jusqu'à ton sommet découvert,
Où j'arrivais ivre de joie
Sur mon trente-deux vingt -et- trois.

Ah si ma mère m'avait vu,
Ell' ne m'aurait pas reconnu,
Le corps inondé de sueur.
Elle aurait crié : « Quel malheur
Et que c'est triste, que c'est triste
D'avoir un fils cyclotouriste,
Qui s'épuise à grimper au ciel,
Au prix d'un effort démentiel,
Pour cueillir la gloire éphémère.
N'as-tu pas pitié de ta mère? »

Mais c'est notre forte nature
À nous autres les « cyclos purs »
Qui nous fait arriver là-haut
Sans qu'on nous pousse dans le dos,
Grimper les plus fortes pentes,
Raser le gouffre qui nous hante,
Supporter les fortes chaleurs,
Pour mériter le seul bonheur
D'obtenir vaille que vaille
Un brevet ou une médaille.

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