Ô, nuit noire

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J’aime tremper ma plume dans ton encre, aspirante nuit.
Eclairée par la pénombre, la pupille de mon âme luit.
La pureté de ton inspiration d’ébène m’ensorcèle,
Comme suspendue à l’envol d’un plumeau de merles.

Ne distinguant bientôt plus que les tréfonds de mon être,
J'aperçois une étoile filante : un poème vient de naître.
Les mots se répandent telle une nappe de pétrole
Sur cette page où mes rimes font déjà des cabrioles.

Nuit, tu m’emportes comme dans un trou noir immense
Où mes repères se perdent, aux confins de la démence.
Mais, prudent, je me tiens à carreaux... de chocolat noir...

Savourant cette clarté obscure qui me nourrit et me happe,
J’emporte mes rêves sous une spirituelle cape
Où ton néant de lumière s'emplit de vers teintés d'Espoir...
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