Nénuphar

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Ce n'est pas parce que ce sont des cordes que je pense à toi
Je décore mon plafond de fils comme si c,était un Noël d'avant gard
«Joyeux !»
Peut-être parce que j'ai dit adieu trop sûrement le jour où j'ai décidé de ne plus croire en toi
J'ai été cruelle
Je lance des cordes au plafond
Je n'en désire aucune

C'est comme au parc sous la rampe
Quand il y avait de la pluie pour nous cacher
«As-tu des gars toi aussi ?»
Ris-tu au soleil chaque jour en comparant ce qui est cave ?
Ce qui te concave?

Je n'ai plus voulu de mon corps
Mon corps embaumait ton empreinte
Tu aurais pu être mon petit homme parce qu'il y avait ça aussi
Quand j'ai lancé mon corps au bout de tes bras :
Ta présence de fille qui m'agaçait comme une chair de petit homme
Je tourne en rond
Je dis ça
Je mors la queue de mes chats

Je veux sortir
M'étendre sur la corde à côté des chemises mais on est en février
C'est le verglas ma fleur
Mauvais mois pour se suspendre
En février je n'ai aucun souvenir de toi
je me fiche éperdument de lier le creux de l'hiver à toi
Tu ne me dis rien en plein février
Tu ne me manques jamais comme en automne
J'ai tout un souvenir d'homme pour combler mes creux en froid
Et ce n'est pas toi
Va va va
Je peux te dire mon soleil combien il imagine la vie plus horriblement que toi
Va

Je peux te dire de quel amour il a animé mon corps
«Quelle magie contiens-tu encore ?»
Il m'a accueillie avec des mouches au ventre
Après qu'à tes pieds une mue d'enfant séchait sans moi
Sens-moi

Je rêve souvent de toi
On est blotties dans ton lit dans ta chambre avec le plafond qui nous oblique dessus
Dans ton lit on est couchées l'une derrière l'autre
Toi derrière moi
Tu me serres de ton bras comme une soeur que tu aimes
Je me retourne pour rire sur ta figure pâle et tu n'es qu'une télévision enneigée
Une télévision en forme de bosse sous la couverte
Un chameau sans toi

Et si je me réveille il y a lui
Alors je lui hurle aux oreilles «Serre-moi le plus fort que tu peux et vas-y encore plus fort !»
Il est là à chaque matin ma mythique
Ta chambre et ses allures de fantôme
Rappelle-toi nos découches
Tu me soufflais des surprises sur le cou sans dire 1 2 3
C'était ta troisième main
Celle qui nous appartenait
Sans toi ni moi
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