Naufragés du zinc

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Reine du zinc d’un bistrot de la goutte d’Or
Vous teniez les âmes des naufragés du coin
Par vos bières vos alcools vos vins et vos mains
Quand la nuit noire nous jetait dans votre port

Ô Petite vous étiez notre ange notre ancre
Ou parfois les voiles qui nous portaient si loin
Qu’il nous semblait sentir la douceur des embruns
Juste avant que trop secoués se vident nos ventres

Votre mère nous jetait alors sur le quai
Et matelots et mousses minables et niais
Achevaient de vomir leurs entrailles ici

Alors nous repartions la bouche sale et âcre
Emplis du souvenir de votre teint de nacre
Pour nous effacer enfin dans la rue Fleury

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Sébastien Dzierlatka · il y a
Un peu de lourdeur ( vers 3 & 8, par ex. ). Dommage aussi que le texte ne soit pas réellement un sonnet. Ceci étant, l'image du port qui agrippe et qui chasse en même temps ( parallèle entre les vers 2 et 11 ) est pas mal. Le port est vu ici tel une méduse qui attire et qui tue. Bon moment. Merci.

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