Naturistes par dix

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J’habite une ville où tous ceux qui semblent avoir quelque chose d’important à faire redoutent de ressembler à ceux qui semblent n’avoir rien à faire. J’habite une ville où les hommes  [+]

Les aoutiens cuisent comme les frites : à l’huile
Dorés à point, ils seront dans leurs villes
Croqués, mordus, sucés jusqu’à la moelle
Par d’autres corps, lisses nus et sans poils

« Café chouchou » murmure la donzelle
Aux gisants las cuisant au soleil d’aout
Elle murmure pour conserver le doute :
Que lui veut-on ? Boire, ou s’approcher d’elle ?

Côté « textile » le diable est en caleçon
La séduction est dans la suggestion
On montre ici le strict minimum
On s’y suggère, les femmes comme les hommes

Mais côté « nu », montrons sans état d’âme
Ce qu’autrement il faut tenir caché.
Dessous la peau, il reste la beauté
Et le mystère des hommes et des femmes.

Montrons nos poils, nos vulves et nos verges,
Nos trous du cul et tout ce qui s’ensuit,
Montrons nos vies, montrons tout et tant pis
Si les regards précisément convergent

Sur ce truc-ci, sur cette chose-là,
Car c’est ainsi, y’a des brunes y’a des blondes
Des bien foutues et des culs raplapla
Et chez les hommes qui s’en font tout un monde

Y’a des queues bêtes et des zizis sans joie
Des grosse bedaines, des roupettes en mou d’veau,
Pour deux ou trois qu’ont des abdominaux
Chez vingt ou trente c’est la Bérézina

Mais c’est égal, on est plus beau tout nu
Les coups d’soleil vont s’nicher dans des coins
Qui d’habitude ne voient l’jour qu’au p’tit coin
Adieu pudeur et merde à la vertu...
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