Nature morte

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Nature morte

Ne manquait d’un Chardin que la touche finale :
Sur un vieux buffet gris que jonchaient d’autres fleurs,
Près d’un très bel écrin, secret de ses valeurs,
Dans un vase une rose avait un air d'opale ;

Et tandis qu’un rayon éclairait un pétale
Qui sur un coin du meuble exhibait ses couleurs,
Une écritoire en bois contre un Amour en pleurs,
Le flacon d’encre noire à l’impeccable ovale,

Offrait son porte-plume à du papier vélin ;
Pour parfaire le tout, dans un torchon de lin,
Des fruits bien de saison, aux attraits de délices,

Sur leur peau de satin, se paraient de reflets ;
Et mes yeux, altérés, buvaient à ces calices,
L'âme avide et le cœur de ces beautés replets.



2014
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