Nagula maristof

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Toute ma vie a été bercée par la littérature, la poésie, et le théâtre. J'ai pris la plume très tôt, et bien que légère elle donna du poids à mes mots, qui devinrent des récits, des  [+]

Bich trimi agona stropof
Mani oun bada madarof
Parato kiluna irvane
Nechtreke kana oumilane

Bastroïano madana victi
Fericino aslaba nicti
Kajeni yuva arunsa
Nistiba bania riquna

Abena ki vulna, mastre do
Nareva ci xuba vastre mo
Sayeva nihide geda stre
Baskeda semayu dera spre

Xoquni wijaro badiz qa
Sokuni lisuro nadiz va
Vugino dareno qudime
Vastrano kodemo birune

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3ème jour : Journal TV monde. « ... En chine nous venons d'apprendre la démission de...Au japon... Aux USA...  Les hologrammes sont peut-être la conséquence d'un trouble visuel appelé palinopsie...»

4 ème jour : Casting de présidents. Employés recrutés selon leurs ombres. Avocats doivent passer une spécialisation ).Satellites d'observations. Télescope. Chant des étoiles d'Orion radio-télescope d'Arecibo.Interview des scientifiques. Vagues d'arrestations de criminels, de démissions, de scandales politiques, de guerres, de divorces, scandales alimentaires dans le MONDE. Des gens portent des masques pour ne pas être reconnus.Il pleut, orage, éclairs. Curé dans la rue sous la pluie :Alleluia ! Le ciel va laver nos ombres de nos péchés. Nancy meurt.

5 ème jour : Discours du premier Ministre : Nous sommes les bons, nous, politiques, ministres, banquiers, nous faisons vivre le peuple. Nous occuperons la surface du monde. Sydney Canberra, Perth et Melbourne. Utilisation de bases souterraines désaffectées pour les bons. Arnold meurt.

6 ème jour : L'armée conduit le peuple sous terre. Rebecca Donovan va accoucher alors qu'elle n'était pas enceinte. Un enfant naîtra, dématérialisé, il est une lueur bleue et verte qui grandit en se nourrissant du bien de l'humanité. Naissance de l'enfant. Berceuse aborigène.

7ème jour : Zoo de Melbourne : Hillary et Ginger, uen vétérinaire et une scientifique observent le comportement des animaux. (Pendant la copulation/fusion/orgasme )

8 ème jour : Laboratoire et centre de décodages des ombres diaprée : département heuristique. Réunion d'aréopages. Ladoratoire. Création d'une religion. Psychostésie.Le laboratoire va développer une thérapie lumineuse destinée à trouver un équilibre, et d'avoir deux ombres holographiques. C'est la naissance du libre arbitre, mais psychologiquement c'est encombrant, et cela prend trop de place.( Hommes ; animaux ; plantes/ philosophie / Mythologie ) croissance des plantes. Nouveaux nés consistance plus robuste. Suspicion d'une vie extraterrestre dématérialisée, en dehors de toute conception idéologique et théosophique. Le chant des étoiles capté par les radio-télescopes est un signe. Il est maintenant décodé : 1— Les Orionides ont crée ce phénomène artificiellement pour ressourcer leur planète en âmes pieuses, chargées d'incarner leurs corps. ( Nous avons été obombrés par Orion, manipulés comme dans un théâtre d'ombres chinoises ) Dialogue sur le libre arbitre du docteur :



 « Dans notre vie, lorsque nous prenons la décision de tourner à droite plutôt qu'à gauche, de rentrer dans un magasin plutôt qu'un autre, nous pensons qu'il s'agit de l'utilisation de notre libre arbitre, mais nous avons un doute : est-ce que cela était écrit ? Est-ce de la prédestination ? Est-ce le hasard ? Nous prenons notre décision sans savoir ce qu'il y a au fond de notre âme.Si nous avions une ombre holographique qui révélerait le contenu de notre âme, si nous voyons ce qu'il y a au fond de nous, alors, dans ce cas, la décision que nous prendrions serait véritable, ce serait la naissance du vrai libre arbitre , car nous prendrions une décision avec le connaissance de notre moi profond. C'est un raisonnement paralogique. »

9 ème jour:Les chefs religieux se réunissent, toute ombre confondue, persuadés d'incarner le bien comme le mal par nécessité et décident de créer ce que les peuples réclament, une nouvelle religion commune. Processions religieuses en Inde. Gange.

1er mois : Des temples apparaissent dans le monde. Culte à L'Ayers rock /Uluru.

10 ème jour : révolte. Matt prend le pouvoir de la résistance. Factions armées. Il contraint les mauvais à rester sous terre. Rebecca ne veut pas que son fils naissent dans le sous royaume. Elle le met dans un berceau et le jette dans les égouts. Une famille de riche le récupère en haut et l'élève.

11 ème jour : Trahison et Corruption. Renversement du pouvoir : Les mauvais sont au dessus. Ils se vantent de leurs mauvaises ombres. Sous Terre, un homme, bon, apprend à devenir mauvais pour infiltrer les mauvais. Il doit tuer les siens et être éclairé par le puit de lumière qui relie le sous-monde à la surface pour contrôler son hologramme.

12 ème jour : Trois autres enfants naissent en surface, avec des pouvoirs maléfiques.

13 ème jour : Retour laboratoire : la boisson lumière permet aux bons de refaire surface, et de déclencher la supra-luminosité d'Orion.

14 ème jour : Le ciel tout entier va refléter le destin de l'humanité. Avant que le phénomène ne cesse, l'éclat de la nébuleuse d'Orion va devenir 10 fois plus intense et toute l'humanité pourra voir son ombre, telle une seule entité, et son destin, puis Orion cessera d'émettre sa lueur. L'espace d'un instant, l'humanité sera connecté avec les êtres de lumière d'Orion, et comprendront leur volonté de faire triompher le bien et la vérité sur les apparences.

15 ème jour : Un soleil en carton apparaît alors dans le ciel, comme résultat de la pensée humaine.

16 ème jour : Terry se blesse en jouant. Todd le répare avec du scotch et Rebecca répare Nancy en la recousant. Nancy naît en toquant au couvercle d'un coffre à jouet vide, destiné aux naissances. Arnold est un épouvantail dans le jardin en plastique de la maison.

Conclusion : Dostoïevski : la beauté sauvera le monde. Le ciel nous a ouvert ses portes, il nous a montré ses merveilles, et nous y avons vu la laideur, il nous montré la vérité, et nous avons préféré le mensonge, il nous a montré sa lumière, et nous avons choisi les ténèbres. Nous voilà devenus de simples jouets entre les mains du destin, des artefacts, des imitations de nous-même, ainsi soit-il...



 

 

 

 









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Scène 6 : L'émeute.

Lieu : Brunswick St, Fitzroy VIC 3065

Situation : Matt et Todd s'aventurent en dehors du domicile des parents de Todd. De nouveaux phénomènes apparaissent, ainsi que des scènes d'hystérie collective. Matt et Todd se disputent. Dés émeutes éclatent. Matt est légèrement blessé par une pierre puis arrêté par la police. 

Personnages : 13

La famille DONOVAN

Todd et Rebecca ( Parents )

Terry et Nancy ( Enfants )

Arnold et Hannah ( Grands-parents )

 

La famille TUCKSON

Matt et Cindy ( mari et femme )

 

Paroissienne : Julianna Kendall.

Mendiant : Harry.

Policiers : Trois agents.

 

Matt et Todd poussèrent la porte. Ébloui par la surnaturelle clarté d'Orion, renforcée par celle de l'astre solaire, ils se masquèrent un instant la vue.Un spectacle incroyable s'offrit à leurs yeux. Sous un ciel coruscant, où la constellation d'Orion, visible, irradiait un spectre d'un dégradé vert et bleu, ils avaient l'impression d'évoluer dans un monde féerique, violemment féerique.

Toute circulation de véhicules avait cessé. Les passants et habitants de la rue se déplaçaient les mains devant eux, en tourbillonnant comme des toupies, tantôt la tête levé vers la double clarté du ciel, tantôt sur leur côté droit, tantôt sur leur côté gauche, tentant d'embrasser de leur regard la tonne d'information qui s'offrait à eux . D'instinct, chacun se maintenait à distance de son prochain. On se saluait de loin, on saluait son voisin, son ami, son parent. Personne n'osait comprendre son ombre holographique, sa latéralité, sa couleur, et rapidement, les salutations devinrent des larmes de joie, pour certains, et des exhortations à s'éloigner, des menaces, pour d'autres.

Julianna : Oh ! Mon Dieu !!! Qu'as-tu fais de moi Seigneur ? J'ai fait le bien toute ma vie, j'ai prié, j'ai aidé mon prochain, je ne suis pas une mauvaise personne, ce n'est pas mon âme que je vois, c'est le diable qui a prit son apparence pour me tromper, non Seigneur, pas ça ! Pas ça !!! Je suis Julianna KENDALL, je t'ai servi toute ma vie, Seigneur, sauve-moi je t'en supplie !!! Hurla une femme en déambulant.

Elle s'effondra à genoux, le visage entre les mains. Son ombre holographique à sa gauche, également agenouillée, n'avait que les contours bleu et vert. L'intérieur était noir et l'on y distinguait une mère privant ses enfants de cadeaux et de vêtements, pour s'acheter de belles toilettes et des bijoux. On voyait ses deux enfants, deux garçons de 7 et 9 ans humiliés, grondés, tristes à l'école, tandis qu'elle était parée de ses plus beaux atours, dans des dîners mondains qui l'endettaient. On la distinguait au premier rang, à l'église, méprisant du regard les plus modestes.

Accommodés à cette nouvelle clarté, ils cessèrent de regarder ce nouveau monde ahurissant entre leurs doigts, collés sur leurs yeux, retirèrent leurs mains, et continuèrent leur progression. Certains portaient des lunettes de soleil, d'autres des lunettes de vue, mais tous avaient la même réaction. Le maintien à distance, la défiance, les joyeuses retrouvailles, les hurlements de stupéfaction.

La police et l'armée cadrait la rue. Les boutiques étaient ouvertes. Des centaines de passants titubaient, comme ivres, abasourdis par cette vie sous un jour nouveau, épuisés par la lutte mentale et psychologique contre ce phénomène d'un autre monde, et par la fatigue due au rush et au manque de sommeil.

Harry, le mendiant de Brunswick St, adossé à l'angle de la rue, à proximité de la boutique de fleurs, ne disait mot. Il semblait dans un état de grâce. Situé à sa droite, son ombre holographique scintillait tel un joyau, de mille éclats. Son ombre solaire, telle une obsidienne, était également magnifiée.

Attirés par lui, des passants, des connaissances, aussi bien avec leurs hologrammes à droite qu'à gauche, s'approchèrent de lui, en pleurant, en riant, en l'implorant. Tous l'enviait, tous enviaient sa lumière magnifique, son âme pure. On voyait das son ombre holographique défiler tous les gens qui lui avaient adressé un sourire, donné une pièce, apporté un sandwich, un café. On les voyait entourés de son amour, de son sourire, de sa bénédiction. On voyait ses pensées et sa gratitude, telle une lueur orange, embrassée chaque personne qui s'approchait de lui dans le film de sa vie. Un passant jeta une liasse de billets à ses pieds, son âme resta à sa gauche. Un autre versa une larme, son âme, noire, jadis à gauche dans son hologramme, vira à gauche et s'enrichit d'une petite lueur verte.

Les enfants se prenaient par les mains, dansaient en farandoles, avec leurs belles âmes, pures et innocentes, et ce spectacle revêtait un caractère angélique et surnaturel.

Des vieilles personnes, hommes et femmes, se sentaient comme rajeunies, ressuscitées, et pleuraient de joie en s'étreignant. Même si certains ne se connaissaient pas, et se rencontraient juste pour la première fois, ils formaient une famille.

Mais très vite, malgré la présence des forces armées, les premiers heurts débutèrent. Des nuages essaimèrent le ciel bleu, ce qui eût pour effet de renforcer la beauté incroyable de ce spectacle céleste.

Todd : Suis-moi, Matt, ne restons pas ici. La ville est quadrillée, ça va dégénérer, je le sens !

Matt : Je ne peux plus supporter cette situation ! Je veux savoir ce qu'il se passe Todd !Je suis en train de devenir fou, c'est la fin du monde, le ciel nous tombe sur la tête, les extraterrestres débarquent ? C'est quoi ? Il se passe quoi ! Ne me regarde pas !!!

Todd : Je ne te regarde pas ! J'ai prêté serment, j'ai juste tourner la tête vers toi pour t'entendre ! Avec tout ce vacarme... regarde, Matt !!!

Des individus, dont certains avaient leurs hologrammes à gauche, entièrement rempli de leurs ombres solaires fuligineuses, furent projetés au sol en même temps que les personnes qui portaient leurs hologrammes à droite.

Todd : Tu as vu, c'est incroyable !!! On dirait qu'il y a un effet de répulsion, comme lorsque deux aimant sont mis côte à côte avec les mêmes pôles !

Matt : Je n'y comprends rien ! Dans ce cas il s'agit d'hologrammes droits positifs, et d'hologrammes gauches, négatifs !

Todd : Exactement, le bien et le mal se repoussent !

Matt : Regarde !

Des personnes ayant leurs hologrammes à gauche commencèrent à se rapprocher, se rencontrer, se parler s'unir. Il en allait de même pour les individus ayant des hologrammes positifs. Bientôt, deux clans se faisaient face et s'invectivaient, d'un bout à l'autre de la rue, semblant ignorer les forces de police. Celles-ci avaient sans doute reçues des consignes de cohabitations quelles que leur latéralité holographiques. Bientôt, les premiers pavés commencèrent à pleuvoir d'un clan sur l'autre. Impassible, les policiers placèrent leurs boucliers devant. Les véhicules militaires étaient autour d'eux, mais les soldats n'en étaient pas encore descendus. Tous les commerces et les restaurant étaient fermés.

Matt : C'est à n'y rien comprendre ! Pendant la nuit tous les hologrammes étaient à droite ! Souviens-toi Todd ! Quand on était à la station service sur l'autoroute, tout le monde, me semble-t-il, avait son hologramme à droite !
Todd : Franchement je n'y ai prêté aucune attention ! Je ne me souviens pas de ce détail !
Matt : Tu appelles ça un détail ? 
Todd : Ça ne change rien à la merde dans laquelle on est !
Matt : Si justement !!! La nuit, on est tous égaux, on a nos points faibles, nos souffrances, avec un peu de curage, en ravalant sa fierté, c'est montrable ! Mais le jour, quand ce putain de soleil se lève, c'est une autre histoire, il y a les bons et les mauvais, les pêcheurs et les bons samaritains, ceux qui iront au paradis et ceux qui brûleront en enfer !
Todd : Arrête ton délire Matt ! Qui te parle de paradis et d'enfer ? Qui te parlent de pêcheurs, de bons samaritains ? C'est un phénomène stellaire dont on ignore tout ! Et puis tu fais chier avec tes histoires ! Moi je n'ai rien à cacher ! De jour comme de  nuit ! Je m'en fous de ce que l'on voit dans mon âme ! J'ai un père, une mère, deux enfants !!! Pardon Matt, j'aurai pas dû dire ça, je suis désolé !
Matt : Ne sois pas désolé pour moi Todd, je ne suis qu'un pauvre bâtard à tes yeux, c'est ça, sans parents, je ne suis qu'une merde, ma femme est stérile, tu l'as vu aussi ???
Todd : Non Matt, je n'ai rien vu !
Matt : Ta femme l'as vu, c'est pour cela qu'elle a tourner le regard !
Todd : Non Matt, personne ne regarde personne, on a prêté serment !
Matt : Serment, mon cul oui ! C'est facile pour toi, c'est facile ! Si ton père n'avait pas vu tous ces problèmes en moi, il n'aurait jamais parler de serment ! Un serment pour détourner le regard de son prochain, pour faire semblant d'ignorer ses problèmes, pour lui dire " tu nous gênes, tu nous fais honte, toi le bâtir et ta femme stérile, tu souilles notre regard, ta destinée n'est pas belle à voir, on se cache derrière une bible ! "
Todd : Arrête Matt, on a jamais dis ça, et puis laisse mon père tranquille !
Matt : Oh ! Laisse mon père tranquille ! Tu as peur que le pauvre bâtard de Matt ne te vole ton père ou ne demande à être adopté ! Tu as peur aussi que je deviennes le chouchou de ta mère, et que je fasse un gosse à ta femme !
Todd : Arrête Matt, ma patience est à bout !
Matt : Ah ! Ha ! Ta patience est à bout ! Et qu'est-ce tu vas faire, Todd ? Me fiche ton poing dans ma gueule, hein ? C'est ça que tu vas faire Todd, tu vas me fiches ton poing dans ma gueule ?
Todd : Matt !!!

Dans le déchaînement des émeutes, une pierre vint heurter la tête de Matt qui s'effondra au sol. La foule déferla, poussée telle une vague par la charge des forces de police et Todd fut piétiné. Une main tendue L'aida à se révéler. Debout, il titubait. Il ressentait l'énorme pression de répulsion provoqué par les hologrammes négatifs qui le frôlaient, et tourbillonna telle une toupie, entouré de la foule.

Todd : Matt !!! Matt !!!

Il avait perdu son ami de vue. Il se trouvait désormais à une centaine de mètres de l'endroit ou Mat avait chuté. Il aperçu, au loin, son ami entraîné de force par trois policiers dans leur véhicule d'intervention. Il rebroussa chemin au milieu des pavés lancés, des tirs de gaz lacrymogènes, et rejoint le domicile de ses parents.

Domicile des DONOVAN : 5 pm.

Sur les deux canapés du salon, les DONOVAN étaient sous le choc. Cindy, dans les bras de Hannah, pleurait.

Cindy : C'est ma seule famille, Hannah, ma seule famille, vous comprenez !

Hannah : Pleure ma belle, pleure, je comprends. Ne t'inquiète pas, il rentra, il n'y a aucune raison qu'il ne rentre pas. Les policiers ont bien vu qu'il ne faisait rien de mal.

Rebecca se tenait assise, en peignoir, avec Nancy dans ses bras et Terry, assis à côté, la tête sur son épaule. La télé interrompit la réunion familiale :

« ... plus aucun avion ni aucun train sur le territoire australien. Seuls les déplacements en véhicules, trop accidentogènes, ne sont plus autorisés jusqu'à nouvel ordre. Des émeutes ont lieu en ce moment dans tous les villes australiennes. La police et l'armée sont mobilisés pour contenir la population et prévenir des troubles plus importants. »

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Scène 7 :  L'arrestation.

Lieu : Brunswick St, Fitzroy VIC 3065. Fourgon de police. Bord de route.

Situation :Interpellation et arrestation de Matt. Départ en véhicule de police pour un laboratoire secret.

Personnages : 4

Matt TUCKSON.

Premier policier : Bradley.

Deuxième policier : Victor ( chauffeur )

Troisième policier : Brandon ( passager avant )

 

Les trois policiers se frayaient un chemin au milieu de la foule hystérique. Sonné, à peine conscient, il se sentait porté par les aisselles, ses deux bras autour du cou des agents, tandis que le premier ouvrait la route à coups de matraque. La pointe de ses pieds effleurait à peine le sol. Son champs de vison embrassait ce déferlement d'hologrammes sous un ciel bleu et vert, qui lui donnaient l'impression d'être dans un monde sous-marin au milieu de méduses. Il fut jeté fourgon de police sans ménagement par la porte centrale, et menotté par le troisième policier. Assis sur la banquette, il reprenait peu à peu ses esprits. Une bosse commençait à poindre sur sa tempe gauche. Le véhicule démarra en trombe, toute sirène hurlante, tentant, tant bien que mal, se frayer un chemin au milieu de se ballet luminescent d'hologrammes en errances.

À l'intérieur du fourgon de police : Bradley est assis à côté de Matt. Victor conduit. Brandon est sur le siège passager.

Des images défilaient dans sa tête. Il lui semblait avoir ressenti des chocs électro-statiques pendant son interpellation. Il ne savait s'ils étaient dû aux hologrammes négatifs des policiers ou d'autres personnes, pendant la bousculade. Peu lui importait, il allait être conduit au poste, s'expliquer, éviter la garde à vue avec un peu de chance, et rentrer chez lui.Un détail l'interpella cependant. Le véhicule de police roulait depuis bien trop longtemps.

Matt : C'est... c'est encore loin le poste ?
Bradley : Ferme-là !
Matt :Je disais ça juste parce que ça fait depuis longtemps qu'on roule et...
Bradley : Je viens de te dire de la fermer !
Matt : Je sais mais...

Bradley lui asséna une tape derrière la nuque.

Bradley : Tu comprends pas quand je te cause ? Je viens de te dire de la fermer alors tu la ferme !
Brandon : Doucement, Brad ! plaisanta Brandon. Ne l'esquinte pas trop ! Il faut qu'il arrive en un seul morceau au laboMatt : Matt : Quel labo ? On ne va pas au poste de police ?
Bradley : Maintenant tu la ferme ou te défonce à coups de matraque !
Matt: Laissez-moi descendre ! On est supposé aller au poste de police, pas dans un labo ! Je veux descendre, je suis citoyen australien, j'ai des droits !
Bradley :T'aurais pas dû l'ouvrir Brandon, maintenant il va nous emmerder jusqu'au labo !
Matt : Je vais pas au labo, putain ! Je veux descendre de là ! Laissez-moi descendre !!!

Matt pris son élan et se précipita, les mains menottés derrière son dos, sur la porte devant lui, malgré la vitesse du véhicule. Bradley se jeta sur lui et le plaqua sur le plancher du fourgon.

Bradley : Arrête-toi, Victor, je veux pas l'abimer !

Le camion de police s'immobilise sur une route déserte. Brandon ouvre sa portière et descend. Il ouvre la porte central du fourgon, et pendant que Matt est plaqué au sol, sort une seringue de sa poche et lui plante dans sa jambe. Matt sombra dans un profond sommeil.

Brandon : Maintenant on est tranquille, il ne nous emmerdera plus.

Brandon ressort, ferme la porte coulissante, et reprend sa place. Le convoi reprend sa route.

Brandon : T'as entendu ce connard, Victor ? Le ciel nous tombe sur la tête, et lui, il a des droits !
Victor : J'ai pas le cœur a plaisanter Brandon. Le ciel nous tombe vraiment sur tête.

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Scène 8 : Le laboratoire.

Lieu : Zone industrielle désaffectée.

Situation : Matt est conduit dans un laboratoire par deux brancardiers. Des expériences sont effectuées sur lui, menées par le docteur Carter et un assistant.

Personnages : 6

Matt TUCKSON.

Docteur Carter.

Brancardier 1.

Brancardier 2.

Stan : assistant radiothérapie.

Infirmière.

Des bruits de pas, en écho, résonnaient dans la tête de Matt. Il sentit un air frais frôler son corps. Il n'avait pas encore reprit connaissance. Il savait juste qu'il était allongé, et en mouvement. D'avant en arrière, à droite, à gauche. Des voix lointaines se répondaient :

Brancardier 1 : Vite ! Il va se réveiller.
Brancardier 2 :Tu crois ? Emmenons-le quand même en salle de réa par précaution...
Brancardier 1 : Non ! De toute façon, il n'y a plus de place. On l'amène en salle 4 . Ils se débrouilleront avec.
Brancardier 1 : Ils l'ont dégoté où celui-là ?
Brancardier 2 : Sur Brunswick st, dans les échauffourées.
Brancardier 1 : Putain, ça craint ! J'ai vu mon hologramme hier, je t'en parle pas, j'te raconte pas ! Ma femme s'est barré avec mes gosses. Le sien aussi n'était pas reluisant. Hey ! Salut doc, on a un beau specimen pour toi.
Doc Carter : Conduisez-le sous le dôme.
Brancardier 1 : Ok doc !

Les yeux mi-clos, Matt distinguait quelques visages furtifs. Il devinait des blouses blanches qui s'affairaient autour de lui. Il tenta un mouvement, une contraction musculaire, mais il avait comprisqu'il était sanglé, pieds et poings, sur un brancard. Il senti les soubresauts au fur et à mesure de la progression. Au dessus de lui, les lumières accrochées à un plafond blanc, tout en hauteur, défilaient à toute vitesse. Sur le côté, d'autres brancardiers allaient et venaient. Il n'était pas seul. Il ne se souvenait de rien.Une chaleur soudain se propagea sur son corps. Il ouvrit les yeux, et aperçut au-dessus de lui un soleil au zénith, et le ciel de couleur bleu et vert.

Matt : ( pensée ) : C'est pas un cauchemar, ça n'en finira jamais.

Les deux brancardiers se penchèrent sur son visage :

Brancardier 1 : Ça va ? Tu as bien dormi ?

Matt vit les hologrammes des deux hommes, un l'avait à sa droite, l'autre à sa gauche. La bouche pâteuse, il réussit à murmurer quelques mots.

Matt : ... à boire... j'ai soif...
Brancardier 1 : On n'a pas d'eau. De toute façon, tu n'en as pas besoin, pas ici.
Matt :... où suis-je ?
Docteur Carter : Merci, laissez-nous ! 
Brancardier 2 : Oui Docteur ! 
Docteur Carter : Je suis le docteur Carter, et ce que vous voyez dans mon hologramme n'a aucune importance. Vous-êtes ici pour nous aider à comprendre le comportement de cet étrange phénomène, monsieur TUCKSON.
Matt:...vous connaissez mon nom ?
Docteur Carter : Bien sûr monsieur.
Matt :... où suis-je ?
Docteur Carter : Ça n'a aucune importance. Ce que vous avez autour de vous, ce sont des appareils de radiothérapie.Ils sont utilisés pour traiter les cancers. Ils projettent des photons et des rayons X. Nous avons aussi d'autres appareils qui envoient des rayons gamma. Nous voulons étudiur ce qu'il se passe lorsque vous-mêmes, et votre hologramme, êtes bombarder de rayons invisibles. Nous voulons savoir comment éradiquer ces saloperies d'hologrammes. Vous n'êtes pas là de gaité de cœur, ni sur la base du volontariat, et nous non plus. Nous avons besoin de cobayes pour nos expériences, et vous-êtes là. Vous serez libérés et reconduits chez vous dès demain.

Le ronronnement du mécanisme cessa. Le miroir était désormais positionné au nadir de Matt. Allongé sur le brancard, il aperçut son hologramme, allongé à côté de lui, dans le vide, comme ne lévitation. Il ne s'était jamais vu ainsi. Il observait, dans ce double de lumière vert et bleu, avec en fond son ombre solaire, le film de sa vie, ses intentions, ses espoirs, ses rêves, ses craintes. Il ne pouvait détourné les yeux. Soudain une pulsation rouge poignait au centre de son hologramme. Il eut un moment de terreur qui se traduisait par des taches noires se déplaçant très rapidement, comme une boule de flipper, dans son ombre holographique.

Docteur Carter : Nous allons commencer. Stan, initiez la séquence de radiothérapie.

L'assistant s'exécuta. Des sortes de petites étincelles, sans conséquences sur l'hologramme, se dessinèrent sur son contour sans atteindre l'intérieur. Quelques instants plus tard, des projecteurs de diverses couleurs éclairent l'hologramme, mais leurs lumières ne purent traverser ce spectre holographique. Matt, tétanisé, assoiffé, ne disait rien. Les yeux grands ouverts, il ne râtait rien du spectacle surnaturel.

Docteur Carter : Fin de la séquence ! Qu'on lui apporte à boire.

Une infirmière, à la chevelure longue et brune, sans un sourire, porta un récipient d'eau à ses lèvres. Matt le bu d'une traite.

Docteur Carter : Nous allons vous perfuser, cela vous évitera la déshydratation. Nous reprendrons d'autres tests dans une heure. Amenez-le dans le corridor ! 

Péniblement, l'infirmière poussa le brancard contre le mur de l'immense et interminable couloir blanc. Matt ou apercevoir des dizaines d'autres corps, inertes, yeux grands ouverts, la chair en lambeaux. Aucun son ne pu sortir de sa bouche. Il fut laissé seul au milieu des gisants. La peur s'empara de lui. Il allait mourir aussi, il savait. Cela faisait depuis bientôt une heure qu'il était, personne ne vient, quant, dans bruit de moteur électrique, la porte à double battant de l'énorme corridor s'ouvrit. Il entendit des pas se rapprocher et deux hommes parler.

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Scène 9 : L'évasion.

Lieu : Laboratoire. Route

Situation : Après la phase de tests, Matt, très affaiblit, se retrouve ligoté sur un brancard flanqué à un mur du couloir. Deux policiers s'approchent de lui par curiosité. Matt en profite pour se saisir de l'arme de service de l'un d'entre eux, et leur demande de se menotter à un tuyau. Il quitte le laboratoire clandestin en menaçant le personnel d'une arme de poing, vole une voiture et prend la route.

Personnages : 9

Matt TUCKSON

Policier 1 : Jason

Policier 2 : Bruce

Assistant principal : Stan

Autres assistants : 3

Infirmières : 2


Bruce : Tous ceux qu'on amène ici ne survivent pas aux tests. C'est pas normal ce qu'il se passe Jason. Je commence à avoir de remords, je ne suis pas entrer dans la police pour conduire des gens à l'abattoir mais pour servir, protéger et aider au maintien de l'ordre.
Jason : Qu'est-ce que tu crois ? Que ça me plaît de voir tout ce beau monde crever ? Regarde-moi, regarde-toi ! Le monde à changer Bruce ! Une putain de lumière venue du ciel a changer la face du monde, et ici, les scientifiques essaient de comprendre, et nous, on contribue ! Alors maintenant tu la ferme et tu fais ton boulot ! Tiens, regarde celui-là, ça doit-être un nouveau venu !
Bruce : Tu crois qu'il est mort Jason ?
Jason : J'en sais rien, on s'en fout !
Bruce : Allons jeter un coup d'œil !
Jason : Mais si on nous voit ? On n'a pas le droit de les approcher, juste de les amener ici et de les...
Bruce : T'inquiète, juste une seconde.

Matt sentit les pas se rapprocher. Il avait compris qu'il ne survivrait pas aux expérimentations. Tant bien que mal il tenta de soustraire sa main droite des liens, puis la gauche, sans être vu des deux policiers. Quand ils furent tout près de lui, il ne bougea pas et retint son souffle.

Jason : T'es content, il roupille ce con. Allez, on s'tire de là, on a une autre mission.

À peine les deux agents retournés, la main droite de Matt se saisit de l'arme de Jason  et lui balança un énorme coup de pied dans le dos qui eu pour effet de le projeter au sol.

Bruce : Jason !!!  Merde !!!

Matt se redressa d'un coup et bondit du brancard.

Matt : Bougez pas connards, les mains en l'air ou je vous crève ! Relève-toi connard ! Enlevez-vos menotte, accrochez-vous aux tuyaux sur le mur, vite ou je vous bute !
Jason : Ok t'énerve pas mec, t'énerve pas.

Les deux agents s'exécutèrent et s'attachèrent aux deux tuyaux métalliques jouxtant les murs. Matt les assomma de plusieurs coups de crosse chacun dans la tête et pris la fuite comme un dératé. Il parcouru à toute allure les centaines de mètres de couloirs blancs du laboratoire improvisé. Des deux côtés des dizaines de brancards occupés de personnes décédées jouxtaient, de part et d'autre, les murs de l'immense corridor. Une porte à double battant avec détecteur s'ouvrit avant l'arrivée de Matt. De l'autre côté se trouvait Stan et trois autres assistants ainsi que deux infirmières, complètement affolés.

Stan  : Hé !!! Arrêtez-le ! Putain ! Il est armé ! Appelez les flics ! Hurla Stan qui était retourné chercher un autre captif.

Matt fonça droit devant, l'arme au poing. Les deux infirmières et les trois assistants s'écartèrent de son chemin. Après une dizaine de mètres, il franchit une porte centrale, non gardée, et s'empare d'un break blanc garé devant. Il démarre en trombe.



 







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Scène 10 : La rencontre.

Lieu : route. Terrain vague en bord de route.

Situation : Matt roule sur une route secondaire. Il rencontre un homme agonisant, Stevens, gravement blessé. Il à Matt demande de le conduire dans une église à quelques miles de là pour se confesser. Il ne veut pas être conduit dans un hôpital.

Personnages : 2

Matt TUCKSON

Homme blessé : Stevens DELAWARE.



Lancé à toute vitesse Matt slalomait entre les quelques voitures qui se traînaient sur cette petite route secondaire. Il jeta un bref coup d'œil dans les rétros, personne n'était lancé à sa poursuite. «  Ils connaissent mon nom » pensa-t-il. Aucun autre véhicule n'était devant lui. L'horizon dégagé lui offrait une vue sur le ciel colorisé par l'émanation lumineuse de la grande nébuleuse d'Orion. Matt tapotait frénétiquement sur l'écran tactile pour avoir un peu de musique. Il tomba sur une émission scientifique à la radio.

«  Le soleil perd de sa majesté devant un tel éclat, mais il fait quand même son travail. : réchauffer la Terre. Le problème majeur c'est qu'il apporte la lumière nécessaire à la création d'ombres noires, captives des hologrammes générés par la luminosité bleu-vert d'Orion, et que cette lumière sert d'écran de projection aux mauvaises pensées et aux mauvaises actions de l'âme. Il y a des millénaires, l'astre solaire était déifié, on lui vouait un culte, on le vénérait. Rendez-vous compte qu'au jour d'aujourd'hui il est asservi par cette grande nébuleuse, qui lui a délégué le mauvais rôle. Sa lumière fait craindre la révélation du côté obscur de ce que nous pouvons appelé notre conscience. Le soleil et sa lumière sont désormais maudits.»

D'un coup de poing rageur, il frappa l'écran tactile, et perdit un instant le contrôle de son break qui fit une embardée vers le bord de la route bordée de terre et d'herbes, quand soudain, il aperçut un corps allongé au sol à une dizaine de mètres sur sa gauche, devant un buisson. Sans même regarder dans les rétros, il pressa de toutes ses forces la pédale de frein et immobilisa le break sur l'accotement. Il ouvrit la portière et se précipita vers le corps en courant.

La fatigue et l'inégalité du sol caillouteux ralentissait sa course. Ses pas se traînaient dans un nuage de poussière, et bientôt, il distingua clairement le corps. Un homme d'un cinquantaine d'année, vêtu d'un treillis militaire, le visage légèrement recouvert de barbe, les yeux mi-clos. Il s'agenouilla près de lui.

Stevens : Ai... dez... moi... 

Son hologramme gisait à sa gauche. Il pulsait entre le vert-bleu et la transparence. L'ombre solaire, tel un fantôme, oscillait, semblait se débattre. Quelques scènes de disputes, des bousculades, un vol, apparaissaient, puis, soudainement, on vit ses mains creuser dans un sol meuble et y enfouir quelque chose. Matt n'osait regarder car l'homme le fixait.

Matt : Je suis là, ne vous inquiétez pas... je suis Matt TUCKSON. Qu'est ce qu'il vous est arrivé ? Hey ! Vous êtes blessé ! On vous a tiré dessus ?
Stevens : Ils ont cru que... que j'étais mort. Ils m'ont amené... dans un laboratoire... ils m'ont électrocuté... j'ai repris connaissance dans un camion de police. Il s'est arrêté sur le bas-côté... Ils m'ont fait descendre... et m'ont tiré... dessus...
Matt : Vous êtes encore en vie Dieu merci ! Vous les avez trompé deux fois ! Qui êtes-vous ? 
Stevens : Stevens... DELAWARE... je vais... mourir...
Matt : Non, je vais vous conduire dans un hôpital !
Stevens : Vous... ne... comprenez.. pas...
Matt : Qu'est-ce que je ne comprends pas ?
Stevens : C'est... trop tard... j'ai mal... je veux... soigner mon âme... pas... mon corps... il est trop tard pour mon corps... mais pas... pour... mon âme... Il y a une église à deux miles... conduisez-moi... à cette église... chez le père Alden... s'il vous plaît... Matt...
Matt : D'accord, je vous y conduit...
Stevens : Comment... est mon... âme ?
Matt : Je ne peux pas regarder, je n'ai pas le droit !
Stevens : Comment... est... mon âme... Matt ?
Matt : Vous avez une belle âme, Stevens...
Stevens : Vous aussi Matt... vous... êtes... un homme... bon...

Matt laissa échapper une larme, et porta Stevens dans sa voiture. Il l'allongea sur la banquette arrière et prit la route, guidé par l'homme blessé.



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Felix Culpa  Commentaire de l'auteur · il y a
Vestreme jaraste neme kodi ! ;-)
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Arnaud Cresson · il y a
Kachmesa lapurdi efrugo ! Démasu kambolu norade.
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Felix Culpa · il y a
Dachkiro varesti kajnit ! ;-)
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Felix Culpa · il y a
Vichtrapoposim ! ;-)

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