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Pozar

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J’aurais aimé être grandiloquent,
En te couronnant, toi, jeune muse,
De quelques célestes proses
Que la joie de t’avoir trouvé m’inspire
J’aurai voulu de mes vers fervents
Et de ma soigneuse application d’écolier
T’offrir une robe cousue d’étoiles,
Enfiler à ta nuque une rivière de diamants,
Et parer ton corps des lueurs de l’aube,

Mais il y a dans le sobre et le discret,
Dans la lègereté sans fioriture
Une simple élégance qui te sied,
Un air naturel de sophistiqué.

Alors je raconterai aux gens,
L’ombre sauvage de tes yeux intelligents,
La terre chaleureuse du fond de tes prunelles,
Mais aussi la flamme incandescente qui y crépite.
Cette façon de vivre avec force et tendresse,
D’être à la fois si gigantesque et minuscule
D’être l’antithèse et l’oxymore,

Je parlerais le visage au loin,
De ton obscure douceur au secret fuligineux,
Et de ce noir qui te va si bien,
Toi et le majuscule mystère porté par ton regard
Puis je lèverai une main en l’air
Pour imager l’immensité du ciel azur
Qui parait s’étendre en ton intérieur,
Avant de pointer les flots agités,
Parlant des profondeurs de l’océan
Que semblent receler ton âme.

Je dirai enfin,
Qu’en tout point,
Tu es semblable à l’art,
Il suffit de te porter un égard,
De s’arrêter un minuscule instant
Pour que s’agite ce je ne sais quoi,
De sensible que l’on a en soi.
Car l’art peu importe ses formes,
Pourvu qu’il remue les cœurs.
Et toi lorsque je me fige,
S’élève de mes lèvres gercées
Le soupire songeur du rêveur.
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