Moumie

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A l’heure de sa mort
En plein jour, au soleil,
Moi, je dis qu’elle dort,
Et qu’elle est en éveil.

Elle est là, allongée,
Sur mes genoux tremblants,
Mon cœur en est rongé,
Je vis un faux semblant.

Une larme a glissé
Sur sa robe noire,
De mes pleurs esquissés,
Cachés par mon mouchoir.

Je revois le passé
Qui revient au présent,
Mon corps en est glacé,
Aux souvenirs cuisants.

Ta démarche altière,
Souplesse féline,
Tête haute et fière,
Que j’aime et câline.

Tes pattes de velours
Appuyées sur mon bras,
Me disant ton amour,
Cela sans embarras.

Toi ma sage Moumie,
Au portrait sans pareil,
Perfection de la vie,
Aux yeux pleins de soleil.

Tes prunelles vertes,
Irisées d’un filet d’or,
A ma vue, offerte,
En contraste les bords

Un doux ronronnement
Berce ma nostalgie,
Un déracinement
D’une vie sans magie.

Tu emportes avec toi,
Sur ta patte raidie,
Un petit mot de Moi,
Pour Toi, au Paradis.
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