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Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine nage
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis

Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi

Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe
La chenille traînant ses anneaux veloutés
La limace baveuse aux sillons argentés

Et le frais papillon qui de fleur en fleur vole
Ensuite je regarde, amusement frivole
La lumière brisant dans chacun de mes cils
Palissade opposée à ses rayons subtils

Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote
Et lorsque je suis las, je me laisse endormir
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette
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Felix CULPA · il y a
Un très beau poème ! Merci pour ce beau partage ! Merci de lire mon texte ! https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/les-droits-de-lame
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