Mon coeur cogne

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《 Et son sourire s'agrandit à mesure que les notes s'envolent, venant se percher sur les toits. 》  [+]

Image de Été 2018
Mon coeur cogne, les nuages passent
Et dans cette sombre langueur
Les gens se lassent
Ils s'enferment
S'étalent
S'agaçent
Dans le terne défilé
Des jours qui s'entassent

Que dire de ces vagues de pleurs ?
De ce désespoir,
jonchant les rues, les paysages ?
Ravageant tout,
rongeant l'herbe nue,
La beauté d'un souffle
qu'il saccage ?

Que dire du temps, emportant
lui aussi sa lourde charge ?
Toutes ces saveurs d'antan
Qui laissent des trous béants
Et qu'on oublie
Qu'on cache,
sous des sols de grisaille.

Je me sens faible,
Dans ce grand éboulement qui tombe avec moi.

Il n'y a plus rien ici,
La solitude des âmes vient déchirer la mienne.

Tout fuit.
Les couleurs laissent du gris dans leur sillage, et la passion dérive avant de faire naufrage.

Il ne reste que la vie
Survivant durement
Celle ci même qui sourit,
Et s'écoule lentement
entre nos doigts écartés.

On la laisse filer
Mais elle revient toujours
Un peu plus effritée
Abîmée par le temps
Qui la brise un peu plus
chaque instant

J'ai le mal de mer,
Ou peut être est ce l'angoisse
La peur de l'oubli
De l'échec
La peur d'être, aussi
D'être seulement soi
Qui serrent mon estomac.

Alors je comble le silence
Celui même qui m'enveloppe
De mots un peu fiévreux
Dans lesquels je me noie

J'arrête tout un instant, car je le sens :

Mon coeur cogne, les nuages passent
Et dans cette sombre langueur
Les gens se lassent
Ils s'enferment
S'étalent
S'agaçent
Dans le terne défilé
Des jours qui s'entassent.

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