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Marquis de l’Empyrée, étoile incandescente
Que mes vœux décrochent d’un ciel de velours,
Reviens en ma demeure établir ton séjour
Et couler sur mes nuits ta clarté suffocante.

Hélas ! de tous les cœurs le mien seul se souvient
Des lauriers qui jadis rehaussaient ton halo.
Des nimbes tu déchois, barbouillent les tableaux.
Ici-bas, les hommes, ingrats, sonnent l’airain.

Yahvé, Dieu, Allah ! Que ton nom soit honni !
Affame encor l’esprit de ton troupeau hylique
Et essuie alors l'offense des bannis.

Mon corps paie le prix de mes transports iniques
Cependant que mes pleurs lavent tes traits si fiers
Lorsque sur ta stèle je grave : Lucifer.
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