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O esprit du désespoir,
toi qui fait couler mon âme de sang
toi qui me transforme en fumoir
mes larmes tombant.

Par ce poème, je te supplie,
je me mets à genoux,
et calmement je m'exclame :
"Toi qui me hante,
quatre printemps, quatre étés,
quatre automnes et quatre hiverts durant,
ne désires tu pas découvrir le monde ?
Qu'attends tu pour aller ou bon te semble ?
Aurais tu peur ?
- Non, fillette, non je ne peux partir
car dehors m'attend la joie,
cette fourberie me guettant en draperie de chasseur."

O damne, qu'ai je à faire de la vie ?
Quels avantages puis je en conclure,
moi pauvre femme des grands chemins,
allant aux travers des mondes, traçant la route,
sans même avoir chaussure à mon pied ?

Emporte moi et dévore moi,
régale toi mon ami !
Et dès lors que je ne serai plus,
ni humain, ni homme, ni femme
nous nous retournerons ensemble,
et traquerons dans l'abîme de ce vieux monde,
les sœurs de la joie.
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Ratiba Nasri · il y a
Un merveilleux poème qui raconte une belle histoire.
Merci Stella pour le partage :-)

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Stella-Befani · il y a
Merci pour ton commentaire, c'est agréable d'avoir des retours sur nos créations ^^
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Ratiba Nasri · il y a
Avec plaisir. Les commentaires sont importants : ils permettent d’avoir l’opinion du lecteur et aident l’auteur à progresser :-)
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