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Minute papillon !

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Valérie Corvino

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Haiku
Petit poème court à lire
A voix haute



Le haiku fixe
Un instant donné
Les choses qui meurent



Bref
J’aime les histoires
Courtes.

SAISONS

Par la fenêtre
Le jardin s’éveille
Péniblement.

Solitude d’automne
Délaisser les grandes routes
Et prendre les sentiers.


Tempête d’automne
Pas de répit pour les arbres
Et les hommes.



Pluie
Que ne donnerions-nous pas pour
Une vie sans souffrance.
Feuilles d’automne
Envie de les contempler
Jusqu’à la rosée.


Lumières dorées
Des milliers de feuilles brillent
A cœur d’octobre.


Septembre
Paris aux couleurs
De l’Eté indien.


Petite brise
Et hop ! Le coucou
Chante.



Couleurs d’automne
Les feuilles brulent
Le temps d’un amour.


En plein vent
L’automne s’emporte contre
Mon pare-brise.


Soir d’octobre
Grand morceau de dentelle
Feuille bercée par le vent.


Air d’automne
Feuillages d’arbres rouges
Quel parfum !




Pour celui qui part
Pour celui qui reste
Un automne.


Mi -octobre
Moitié jaune, moitié rouge
A plein temps.


D’une beauté
A couper le souffle
Petite feuille.


Des milliers d’oiseaux
Le bruit de leurs ailes
Mouvements du ciel.

Lectures d’automne
Les bonnes feuilles ne s’oublient
Pas si vite.


L’automne arrive
L’arbre explose de couleurs
Et je suis contente.


Les feuilles tombent
Resplendissantes
Les défunts sont à la fête.
Matin de novembre
Le vent emporte les cendres
Des nuages.

Rien ne s’oppose à la lumière
Que la joie demeure !


Le soleil
Fait son spectacle
de fin d’année.


Nature morte
Le calendrier de l’an passé
Couleurs des beaux jours.


Matin d’hiver
Un petit rien me réchauffe
Le cœur.

Petite fleur
Elle oublie
Le froid et l’hiver.


Altitude
La neige est tombée
De haut.


Un sapin clignote
Dans le jardin des voisins
Tout seul dans le noir.


Quelle douceur !
Mais où est passé
L’hiver.
Une bougie brûle
Toute la nuit
Noël de pleine lune.


Feu rouge
En plein cœur de l’hiver
Qui éclate.


En hiver ton pas
Craque le silence blanc
Ecoute le ciel.


Matin glacé
Regards perçant l’air
Et au-delà.
L’hiver
Les jours se tricotent en
Fil de soie.

Pluie sur la vitre
Les arbres ruissellent
Du ciel.

Dernier rayon de soleil
Qui pourrait vouloir
Se coucher.

Au cœur de l’hiver
Contrairement à toute attente,
Au milieu des arbres
On croirait voir des fleurs
Tant il est tombé de neige.


Matin d’hiver
Envolée d’oiseaux
Dans mes yeux.


Vent du Nord
Ecartant les nuages
Coulant à travers les arbres
Rayons de soleil
Un coulis lumineux.



Rosée du matin
Changement de robe
Une blanche.



Lueurs du soir
Eblouissement devant tant
De mystère.


Pleine lune
Elle purifie le ciel
Déserté.


Du haut du ciel
Le soleil ordonne
Brillez !


La forêt s’effeuille
Carnaval de couleurs
Sans masque.



Transition de vie
Des nouvelles verticales traversent
L’écorce de l’arbre.



Sous-bois au soleil
J’écoute le chant du vent
Moment de silence.

En un clin d’œil
La nouvelle lune éclaire
La terre.
Grand vent
Pourtant les arbres ne peuvent
jamais se toucher.



Un peu de rouge
La terre se fait belle
Pour les beaux jours.



Emerveillée je contemple
Le ciel sans savoir
S’il est loin ou près

Je cherche la cime des arbres
De la lumière perdue
Dans la brume.


Naissance du jour
Tous les sens sont en éveil
Gazouillis.



Bruit de l’eau
Se faire couler un bain
De soleil.



A travers champs
Les épis blanchis au soleil
Dansent.



Petit à petit
La coccinelle se fait une place
Au soleil.

Bouche bée
On aimerait boire
Cette lumière.

Sur le balcon
L’immense tranquillité
De ce matin d’été.


Canicule
Le moustique se repose
A l’ombre.


Première pluie d’été
L’oiseau aussi aimerait bien avoir
Un petit parapluie.
Fraîcheur du vent
La voix des vagues emplit
Ma tête.








INSTANTS


Vin du Japon
Verger, fleurs et miel
Valse autour de ma langue


C’est ce monde
Qui est beau
Regardes-toi !


Par la fenêtre
Le paysage devient
Une histoire d’amour.




Par la fenêtre
Le paysage devient
Une histoire d’amour.


Sur ma route
Longue et lente contemplation
Abandon de soi.


L’errance infinie
Du cycle des vies et des morts
Vivement la pause !





Après l’averse
Les feuilles
Se reposent


Lendemain de pleine lune
Un nuage
Passe.


Dimanche
Temps en suspension
Lever le pied.

À ce stade de la nuit
Faire des ronds de lumière
Avec une cigarette.


Sans savoir pourquoi
J’aime ce jour qui succède
A dimanche.


Petit matin
Café et France Info à fond
Vite se remettre au vert.


Pas de train ce matin
Le temps s’étire
J’attends.

Partir
Aller voir le soleil
Et la joie.



Dans le froid du matin
Mon esprit s’éclaircit
Au cœur de la nuit.



Café du coin
Le bruit de la pluie
M’apaise.

Sous la pluie
La pierre grise s’use
Moi aussi.



Quel est cet endroit ?
Solitude sous un arbre
D’encre de Chine.











AILES OISEAUX PAPILONS

Il était une fois
Ce qui nait de la douceur
Et de la tendresse
L’oiseau sur sa branche.


Sur la pointe de l’arbre
Devant l’infini du ciel
Un oiseau.


Sifflement d’air
L’oiseau fixe son attention
Et s’envole
Gardien de la forêt
Passeur d’âme de lumière.


Souvenir de plume
Traces indélébiles
D’encre brune.



Sans relâche
Il fait l’aller-retour en l’air
Tu es fou colibri.



Rêve de paon
Ses plumes bleues outremer
Entre mer et ciel.



Temps couvert
L’oiseau scrute l’horizon
En attendant Godot.


Fragilité
Plume perdue
En voyage.


Des cris d’oies sauvages
Elles volent au vent
La liberté.

Au fil des saisons
Les oiseaux passent en se reposant
Sur leur route.
Fait divers
Tout à son amour
L’oiseau chante.


Au bord de la fenêtre
La mer est
Un oiseau.


Sur le toit
L’oiseau fredonne
Over the Rainbow.



Coup de vent
Il ne bouge pas
L’oiseau.


Rapace
Fendu en deux ailes
S’envole.


Passé l’hiver
J’ai rencontré un ami
Haut perché.

Libellule bleue
Posée sur un rayon de soleil
Enfin !
Seul
Le papillon qui va
Qui vient.


Métamorphose
Comme je l’envie
Le papillon.


Vite, vite, vite
Elles s’envolent
Les couleurs de la palette.

Minute papillon !
Ne sois pas trop pressé de revoir
Le temps des coquelicots.


Séparé
Des fleurs et du bleu
Pauvre papillon !


Sans un mot
Les papillons volent
Avec mon frère.


Sur les ailes du papillon
La beauté du monde ne
Dure qu’un instant.
Madame rêve
D’un papillon qui l’épingle
Au ciel.


Myriades d’œillets
Des papillons en fleur
Ou des âmes égarées.


Papillon d’Emeraude
Saupoudrant les fleurs
D’amour.


Sur le chemin
Devant, derrière
Des papillons volent.
CHAT


Pause
Le chat dort apaisé de sa vie
Bien remplie.


La sagesse du chat
Il en sait long sur l’homme
Et au-delà.


Derrière la vitre
Chat fixant une boule de plume
Attente fébrile.



Chat noir aux yeux verts
Il me croise et me dédaigne
Eloigne mes peurs.


Samedi soir
Un chat errant
Sans toi.


Chaton d’automne
Qui traine sans maison
Sans lois.





Sous sa patte
La chatte efface
Tous les bruits.

L’œil ouvert
Le chat sort de son rêve
Sourie !







FLEURS



Tellement loin
je me souviens de la lumière
de son parfum


Mots en fleur
Mes pensées s'agitent
sans bruit.


Joli bouton rose
au creux de sa corolle
garde son secret.

Rose d'hiver
dans ma main
une vie.

Oui !
L'important c'est
la rose.

Douceur du vent
Le bruissement des fleurs
caresse mon visage.



Être goutte d'eau
Autour d'un calice fleur
rosée du matin
Je ne suis pas photographe
Je sais pourquoi.


Qui se soucie de regarder
La fleur sauvage qui pousse
Au temps des neiges.


Délicatement
Parmi les nuages de fleurs
Des sentiers de montagne
Je l'ai entrevue
Et je suis pleine d'elle.



Blancheur des fleurs
en hiver
Vie éphémère.


Sur la feuille
le cristal sème un peu de poudre
Magie blanche.


Vite
un pinceau pour peindre
le parfum des fleurs.



Oh Dahlia !
Jolie pouponnette
Tu rayonnes de mille feux.


Violette
Jolie lumière qui fleurit
à l'automne.


Toutes
Prêtes à être aimées
Carpe Diem.


L'or du mimosa
Comme des petits soleils
à travers champs.


Pluie de pétales
Dans un rêve de fleurs
Poussière d'être.


Fleur sauvage
perdue au bord
d'un chemin.


Il neige
des perles de cristal
un rosaire.


Dans un coin perdu
Premières fleurs et
deux parapluies.


Oiseaux dans les nuages
ne remarquent pas
les fleurs du Printemps.

Dans mon jardin
Les fleurs, les feuilles rouges
ont disparu
sans autre raison
tout paraît triste.








FEMININES



Un air de douceur
Une femme passe en silence
là tout près.


Enfin libre
se faire la belle
avec le soleil.


Désir de femme
profondément enraciné
les roses.



Belles de nuit
ouvertes
à d'obscurs regards.


Staccato
Des hauts talons
à l'heure de pointe.


Jamais éteint
Mon cœur de femme
Je marche trempée.




Averse de Printemps
Femme solitaire rêvant
à la fenêtre.



Femme
Toujours tu seras belle dans l'élégance
d'un moment.



Madame
pose pour la vie éternelle
Mona Lisa.

Moment fragile
Et si la femme prenait
sa place.



Journée de la femme
Le soleil caresse son visage
sans peur.


Délicatement fragile
Danse immaculée
Voile innocent
Douceur délicieuse
Libre, aimante
Femme

AMOURS


Amour
Petit mot
à semer.


J'aime
ce paysage nommé
Désir.


L'arbre des amoureux
il traverse les saisons
sans cérémonie.

Bouges-toi !
L'amour est une catastrophe
magnifique.


Fragile
La fleur résiste au vent
qui l'emportera
que le cœur de l'homme
que j'aime
s'envole loin de moi.


Autant
en emporte la lumière
du jour
je te regarde partir encore
plus loin, plus longtemps.

Si, sans vous voir
cette nuit devait s'écouler
Aussi longtemps
que dure le jour au printemps
je songerais que vous êtes cruel.


Amour naissant
A fleur de peau un cœur
qui bat.


Qui donc à l'amour
A pu donner
ton nom ?
Tu aurais pu t'appeler
Tout simplement partir.

Partout
Autour de nous, en nous
cet amour
J'aime visiter ce lieu
qui te ressemble tellement.


Particules de lumière
Morceaux du ciel tombés
sur terre.


Un pétale de cerisier
deux pétales
sans fin je pense à toi.

Corps et âme
Là, curieux, amoureux
nos corps découvrirent
les figures de l'amour.


Ici
reste le secret de mon âme
Toujours, encore.


In the Mood for love
Je t'ai rêvé si fort
que j'ai pu
te toucher.




De cœur en cœur
De lèvre en lèvre
De vie en vie.


Bouches gourmandes
Mains fermes et caressantes
Explosion des sens.


Sans laisser de trace
Dessous de soie rouge
s'effacent.

D'humeur amoureuse
Goûtant le fruit le plus sucré
Loin des repas.



Tombée de la nuit
j'aime ce jour qui meurt
Poussières d'un désir.


La nuit tombe sur la ville
Rendant mon cœur aux illusions
et au vaste ciel
Pendant un long moment
Je pensais à l'éternité.



Quand tu ne seras plus
de ce monde, mais dans
l'au-delà
Pour me souvenir
Maintenant ce jour même
Je voudrais te toucher.
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