Marie-Antoinette

il y a
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Je suis une recluse
Et mes paroles fusent
Bien au-delà des mots
Je reste prisonnière
D'une vie sans lumière
Habitée de sanglots
Très lentement je traîne
Mes épaules de reine
Condamnée au billot
Couverte de regrets
Bonne pour l'échafaud.
L'aube illuminée
Voit mes vers anonymes
Une rime éponyme
Echappés d'une plume
Sertie d'encre si noire
Que l'on oublie le fard.
La nuit blanchie de brume
Saura sceller mon sort
Que vienne donc la mort
Me chercher, douce amie
Je te donne ma vie
Sans effroi ni remords.
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J.M. Raynaud · il y a
efficace
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juanmelchior · il y a
Je suis loin d'avoir des sympathies royalistes. Mais ce poème interpelle vraiment.
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Laurent Bosc · il y a
Le calvaire de la Reine bien ressenti, lorsque le roi est mort, que les braves sans culottes lui ont retiré ses enfants, et que son procès a commencé surveillée en permanence par deux gardes dans sa cellule froide et sombre.