Madame Cactus

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Tu affiches tes rondeurs,
Je les sens pleines de saveurs.
Elles ont la forme de ma main,
Comme mes paumes sur tes seins.
Pourquoi faut-il qu'entre elles et moi,
Sans cesse il y ait ce carquois ?

Tes dards ont la distance du désir,
Et je ne peux accéder au plaisir.
Si je t'étreins, plusieurs fois crucifié,
Des centaines de blessures, sans même y penser,
S’amusent et transforment mon étreinte,
Pour qu’il n’en reste qu’une longue plainte.

D'ordinaire tes fleurs sont passagères,
Entre elles l'Hiver prospère.
Dans la chaude obscurité elles apparaissent,
Avec l'obscurité elles disparaissent.
Elles surgissent dans le noir,
M’éblouissent, puis... au revoir !

Avec lenteur tu grandis,
Avec patience tu te nourris,
D'air, d'eau, de lumière et de pierres.
Tes pieds dans ma Terre,
Ma barbe pour te protéger.
Boire quand il pleut, jeûner après.

D'autres fois, je me vois en toi,
Debout, turgescent et plein d’émois.
Ton ombre alors me dessine sur le sol rêche,
Tandis que nos deux êtres s’assèchent.
Aimer le soleil autant que les nuits d’Hiver,
Aimer ce qui sera, me commande l’Univers.
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