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Ma feue Grand-Mère

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Martin Somb

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Je me rappelle d'elle mais pas en vain
Ceci n'est pas le caractère d'un devin

Tous l’avons aimé
Des plus jeunes aux ainés
Comme disait un confrère
Un amour saint serait ma grand-mère

Je payerais juste pour son doux aurevoir
Car l’entendre serait comme la revoir
Une femme que plusieurs regrettent
D’une maladie disparue dans une navette

1967 Année d’été elle se mari
Une bien belle et triste histoire
1968 Elle perd tragiquement son mari
Une douleur qui affecta sa mémoire

L’histoire amère de grand-mère
Souvenir pur d’une femme sous terre

Je déplore la torture qu’elle a vécu
Trois enfants survécurent sur huit conçus
Pauvre proie dévorée par la sorcellerie
Une dame n’ayant pas connu les pierreries

Avec la mort de son époux
L’envie lui prenait de refaire sa vie
Les dommages d’une femme pleine de dégouts
La coquille d’un être n’ayant pas d’envies

N’est-ce pas un miracle pour tous pour âges
Une femme n’ayant pas jouit de son mariage
Pourquoi ne pas se réengager
Elever ses enfants des amants pour de quoi manger

Tous venaient toquer à sa case
Et quand elle ouvrait sa demeure
Plus personne ne voulait partir de cette case
Les années de sournoiserie l’énivraient

C’est sa lucidité qui lui faisait perdre la tête
Malgré ses conseils et ses cris à ses fils
Découvrir le pays ils en avaient plein la tête
L’envie de l’aventure lui offrit plein de petit-fils

De quoi sourire dans ses vieux jours
L’histoire amère de ma grand-mère
Souvenir pur d’une femme sous terre
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