Ma Camargue

il y a
1 min
1 060
lectures
84
Finaliste
Jury
Recommandé

Je ne suis en compétition qu'avec moi même et sachez que si vous aimez ce que j'écris, vous me comblerez plus que mille trophées  [+]

© Short Édition - Toute reproduction interdite sans autorisation

Quand le fleuve et le sel sont devenus amants,
Restituant la terre au tribut d’Océan,
Le ciel s’est empourpré dans le vol des flamands,
Nuage infini peint de deux gouttes de sang.

Ainsi seront parus avec l’ombre saline,
Les marais captivant aux lueurs de roseaux
Recouvrant tendrement la prairie opaline,
Un soleil rougissant se noyant dans ses eaux.

Puis les embruns auront envahi les rizières,
Guidant les grands taureaux parés de robes noires
Vers de blancs cavaliers, flattant de leurs voix fières,
Les témoins vertueux de ces doux territoires.

Que son corps harassé de labeur se repose,
L’homme ira s’allonger sous le chaume obscurci
En comprenant fort bien la complainte morose
Du mistral adoubant le décor endurci.

Alors l’hiver fuyant sous le vent du printemps
Vibrera le galop de beaux chevaux d’argent,
Le sabot allégé près d’un feu pénitent
En souvenir du chant d’un gardien indulgent.

Dans le ciel étoilé, la nuit se fait ivresse
Aux accords frémissant de guitares tziganes,
Réchauffant les cœurs et ravivant de noblesse
L’envoûtante ferveur de ces belles gitanes.

Débutera l’été, s’entendra l’oraison
Délivrant des esprits, la misère emmurée
Main sacré d’une sainte offrant en sa maison
Le parfum entêtant d’une vie espérée.

Et enfin revêtu de couleurs estivales
S’abandonne son être à la lande sauvage,
Sous le regard tendre de terres amicales
Paraîtra ce bonheur invitant au voyage.

Recommandé
84

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !