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L'immeuble 46

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45.


Ils sont là et ont
Toujours été là.
Depuis mon enfance, sur les rebords des fenêtres.
Ils s’endorment les uns contre les autres,
jeunes et vieux.
Parfois boiteux car souvent estropiés,
ils n’attendent aucun messie pour venir les guérir.
Résignés d’être la plèbe des volatiles dans nos cités.
Téméraires être de cendres et de chair.
Traîtres fugace aux dessus de nos têtes.
( Je me souviens que mon père fût malade
Lorsque leurs poisons nacre
tomba sur son épaule.)
L’heure défile.
Il faut que je m’en aille.
La fumée de ma bouche
usurpe leurs identités
forment un des leurs
et s’envolent au ciel.
Poursuivit par mon
regard mélancolique.
Je me demande.
Est-ce que les oiseaux gris de Paris volent dans leurs songes ?
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