L'homme altruiste

il y a
1 min
6
lectures
0

Là où je suis. JE NE SUIS RIEN ET NE VEUX RIEN ÊTRE SINON....ÊTRE - JE SUIS - j'ai lu, vécu, appréhendé, souffert, appris. Je deviens parce que je suis  [+]

J'ai vu un Homme, beau, altruiste et gracieux,
Venu une nuit enneigée de printemps capricieux.
Quand des montagnes et du silence, il naquit royal,
Une nuit revêtue d'une pèlerine tissée d'étoiles,
Il ne dit mot et consentit le silence au jour diluvien,
Sa pensée confortant le bruit inaudible qui advient.

Il était de ces âmes profondes, nues et vraies
Qui, aux affres des temps dirigés, riait, souriait,
Et aimait, ratissant l'amour pour une seule fleur.
L'esprit grave telle une destinée lourde d'heures,
Se discernant à la forme des mains vieilles d'âges
Et encore à l'austérité dense de son visage,
Le rictus tranquille, la lèvre muette, le front haut
Et serein, la tête riche de vies que veut l'en-Haut,
Et que mémoires subissent, la volonté opérante,
Je le vis arriver comme un léger papillon dans l'air,
Paisiblement né de sa chrysalide nourricière.

Il neigeait. Il ventait.
La nuit dormait.
Le silence se reposait,
Et sa vie frémissait.

Il ouvrit ses mains comme voulant des aumônes
Que seul l'amour peut offrir au soleil et son trône,
Que seule la vie déploie à la hauteur de l'amour,
Que seul l'esprit réclame, armé devant les vautours,
Portant un rayon vaste de lumière gravé au cœur
Des joies et des tristesses que seul il savait par cœur.
Comment arriva t'il à la croisée de mon chemin,
Griffant la route d'épines d'un beau rouge carmin,
Montrant une rose vermeille, sans être de parfum,
Qu'à deux, nous devions répandre de rose et de thym ?
Encore j'ignore ces rives du temps qui me l'ont consacrée,
Ce bel Homme avec tout l'éclat d'embellies et de puretés
Qui choisit l'amer, la pauvreté, l'indigence et l'exigence
Tout en concédant large le cœur des innocences.

Il posa sa main sur mes lèvres crevassées,
Invitant au silence pour tous actes terrassés,
Puis il griffa la terre d'une croix d'un doigt,
Disant : Point, nous ne voyons l'épine au bois,
Nous devons guérir nos plaies d'amour et de joie,
Si tu me veux pour toute voie, soyons de même loi !

Il est venu le bel Homme que l'on dit être mon fils,
Celui que l'on nomme Victoire parce qu'il fut sacrifice,
Qui, tant, a pleuré sa destinée d'amères ombres,
M'offrant tout le toit des supplices défunts sombres !
La rose a fleuri, a ourlé ses pétales de parfum
Que le thym a sauvé des pucerons au matin.
Il a posé sa pèlerine de chanvre sur mes épaules blêmes
Créant du silence, le chant des oiseaux que ciel aime.

Il neigeait. Il ventait.
Le jour se levait..
Le murmure se reposait,
Et sa vie frissonnait
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,