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Leurs sombres vies

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Joel Talbourdet

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Leurs sombres vies...moi, je les vois qui tremblent
Moi, je les vois s'éteindre et puis sitôt se reprendre
Quand le petit matin ranime un peu leurs cendres
Dans une rue de décembre, moi je les sais qui chantent

Leurs sombres vies...sans jamais voir le jour
Ou juste un jour avare, un jour de petit jour
Moi, je les devine jouant avec le feu
Et je les sais qui se meurent à petits feux
Bousculés par une demi-rafale
Je les devine au fond de leur cour
Et leurs petits rais de lumière
En guise de bonjour

Leurs sombres vies, moi, je voudrais les peindre
Si j'avais le talent de me faire peintre
Mais je me contenterai de les voir s'éteindre
Et d'en dire quelques mots, quelques plaintes
Un jour, je ferai mieux que les prendre dans mes mots
Avant qu'ils ne me prennent au mot

Leurs sombres vies, leur délivrance vient si tard
Après une vie bancale noyée dans le chagrin
Noyée dans le silence et dans l'indifférence
Moi, je vois leur chemin qui s'achève
Et la nuit noire qui s'avance
Sur un chemin de regrets et de vagues souvenances
Fallait bien vivre, mais au fond pour quoi en faire?

Leurs sombres vies de petits oiseaux tristes
De grandes maisons vides et de murs fatigués
D'averses froides sur le dos et de dimanches aphones
De semaines d'ennui épais comme les nuages
Fallait bien vivre et après...après tout ça, me voici
Fallait bien dire cela, ça vaut mieux qu'une fleur
Et dire qu'après tout ça...après tout ça, me voilà.
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