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Les Vous

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Marie Fenoglio

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Tomber les masques des VOUS qui pensent...
Ces Vous qui s’ planquent,
Ces Vous qui n’osent paraître,
Ces Vous qui prennent en traître,
Ces Vous qui n’existent pas,
Ces Vous qui mentent à tout-va,
Ces Vous qui aimeraient tant être comme toi,
Ces Vous qui accusent,
Ces Vous qui jugent,
Ces Vous qui détestent le soleil,
Ces Vous vilains qui surveillent !
Tu les visualises ces VOUS qui pensent ?
Dans leur coin sans bouger, figés, courbés, rongés...
À haïr ceux qui courent, dansent et se montrent,
Pendant qu’eux se contentent de se repasser,
Toutes ces choses qu’ils ne feront jamais,
Toutes les étapes qu’ils auront raté,
Sans y laisser aucune empreinte !
Ah merde ! Aucune trace de toi, pas même une petite plainte ?
Putain regarde ! Elle est toute petite, mais cette empreinte c’est la mienne !
Quoi ? Qu’est ce qui y a ? T’as la haine ?
Pauvre petite chose en peine,
Peureuse, affreuse, miteuse, envieuse !
Parce que risquer c’est trébucher ?
Et c’est aussi s’écraser, se fracasser, recommencer !
Ben oui hein ! Faut oser t’as vu !
Faut oser bouger son cul,
Se perdre de vue, basculer dans l’inconnu...
Mais risquer c’est aussi ne plus avoir cette amertume,
Ce goût de regret au fond d’ la gorge
Celui d’avoir fait ou pas une erreur !
Toi ? Tu n’ risques pas d’ bouger, t’es mort de peur !
Risquer c’est savoir,
Savoir enfin jusqu’où on peut aller !
Alors à ceux qui pensent que j’ les calcule,
À ceux qui pensent que j’écris pour eux,
À ceux qui pensent que j’écris sur eux,
À ceux qui pensent lire dans mes yeux...
Mouhahaha quelle grosse marrade, camarades !
VOUS, bande de joyeuse mascarade !
Continuez de penser bien planqués,
Moi, je continue à courir, à danser, à sauter,
À faire claquer mon clavier,
À distribuer des coups d’ pieds,
Perchée tout là-haut,
Ou à chavirer... Plouf dans l’eau !
Parce que oser c’est se foutre à poil !
Et oui ! C’est pas facile hein t’as vu !
Faut oser montrer ce qu’il y a de plus beau et de plus cru,
Ne pas avoir la trouille de montrer son cul !
Sans tricher, sans mentir, lâcher prise sans se perdre,
Y a plus d’écran, plus d’ semblant, tu peux tout perdre !
Toi ?
Oh toi, tu finiras habillé de terre, oublié au fond d’un trou !
Enterré sous des tonnes de mensonges, de regrets,
Rongé par les vers, misère, galère, calvaire...
T’as jamais bougé du stade larvaire !
Et pendant c’ temps là, quelque part sur la terre
Elle court les fesses à l’air !
Parce que t’as pas compris,
Elle ne pense pas Marie,

#Marie, elle danse !
François Valéry si tu me lis...
Merci merci !
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