Les rengaines lyriques d'un amoureux stupide et transi

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La vie s'habille d'un ennui,
Duquel je ne sais me défaire.
Il faudrait qu'aussi je m'affaire,
À prier jour, que cesse nuit.
Me suis, sans cesse rejeté,
Fourbu et solitaire en mal,
De l'affection matrimoniale,
De la gueuse honnie et pestée,
Ô consacrée des consacrées,
Tu laissas ma vie comme creuse,
Toi l'inexpugnable amoureuse,
Margot la belle en moi ancrée.

Margot la Belle au bois nacré

Margot la Belle aux jolis traits.

Margot la Belle, jolie, très...

Arrogante. Des arrogantes,
J'en ai connu, les neuf muses
Toutes mêmes, n'avaient ta ruse,
Toutes ! Dans les fastes de Dante,
Perdure ton souvenir, je l'y
Ai fait gésir, craignant l'opprobre,
De l'amour saoul devenu sobre,
De la photo qu'en vain l'on plie.

Des cataractes j'en ai bu,
Pour oublier, tout oublier,
Mais qu'il est lent le sablier,
Bâtard furibond, plus qu'imbu !

Et ton prénom gagne du rythme,
Ce tic-tac dans la cadence,
Margot, ouïr la décadence,
Aussi claire qu'un algorithme,

Le « Ma » lancé comme une étoile,
À la recherche de l'argot,
S'cassant la gueule sur ton ego,
Pleurant le vide de la toile
Et qui finalement rattrape,
Le « T » déchu d'inexistence,
Le « T » gâché chante sa stance,
Rend à la prose son tac-tac

Cela repart en tourbillon,
Margot, Margot, Margot, Margot,
Cheminé comme un escargot,
Laissant souffrances en son sillon.
Tu demeur's comme une insomnie,
L'Ave Marie des Maria,
Les effluves d'Almería
Où je choyais comme un impie
Ta rouge fraise et ton beau cul,
Tes petits seins attendrissants,
Ton corps en feu, érubescent,
Qui chaque nuit n'en pouvait plus
De jouissance et de plaisi-
-R, Ô pauvre salope, j'aimais,
Toutes tes lois, ton être, mais,
Ton secret tue ma poésie.

Pauvre Margot, mon pauvre amour,
Vraiment tu fais, comme le vide,
De remplir mon âme livide,
Y laissant, étale, le jour
Lequel tu me pris dans tes bras.
Tu as sauvé un orphelin,
À la force de tes câlins,
De ta douceur et de tes draps.

Tu es partie, ma marguerite,
Alors j'accepte ton départ,
Comme ma plus belle œuvre d'art,
Affublée des voiles du mythe.

Vraiment je t'aime, et à jamais.

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