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Les rengaines lyriques d'un amoureux stupide et transi

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Mickailsvieritch

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FINALISTE
Sélection Jury

Recommandé
La vie s'habille d'un ennui,
Duquel je ne sais me défaire.
Il faudrait qu'aussi je m'affaire,
À prier jour, que cesse nuit.
Me suis, sans cesse rejeté,
Fourbu et solitaire en mal,
De l'affection matrimoniale,
De la gueuse honnie et pestée,
Ô consacrée des consacrées,
Tu laissas ma vie comme creuse,
Toi l'inexpugnable amoureuse,
Margot la belle en moi ancrée.

Margot la Belle au bois nacré

Margot la Belle aux jolis traits.

Margot la Belle, jolie, très...

Arrogante. Des arrogantes,
J'en ai connu, les neuf muses
Toutes mêmes, n'avaient ta ruse,
Toutes ! Dans les fastes de Dante,
Perdure ton souvenir, je l'y
Ai fait gésir, craignant l'opprobre,
De l'amour saoul devenu sobre,
De la photo qu'en vain l'on plie.

Des cataractes j'en ai bu,
Pour oublier, tout oublier,
Mais qu'il est lent le sablier,
Bâtard furibond, plus qu'imbu !

Et ton prénom gagne du rythme,
Ce tic-tac dans la cadence,
Margot, ouïr la décadence,
Aussi claire qu'un algorithme,

Le « Ma » lancé comme une étoile,
À la recherche de l'argot,
S'cassant la gueule sur ton ego,
Pleurant le vide de la toile
Et qui finalement rattrape,
Le « T » déchu d'inexistence,
Le « T » gâché chante sa stance,
Rend à la prose son tac-tac

Cela repart en tourbillon,
Margot, Margot, Margot, Margot,
Cheminé comme un escargot,
Laissant souffrances en son sillon.
Tu demeur's comme une insomnie,
L'Ave Marie des Maria,
Les effluves d'Almería
Où je choyais comme un impie
Ta rouge fraise et ton beau cul,
Tes petits seins attendrissants,
Ton corps en feu, érubescent,
Qui chaque nuit n'en pouvait plus
De jouissance et de plaisi-
-R, Ô pauvre salope, j'aimais,
Toutes tes lois, ton être, mais,
Ton secret tue ma poésie.

Pauvre Margot, mon pauvre amour,
Vraiment tu fais, comme le vide,
De remplir mon âme livide,
Y laissant, étale, le jour
Lequel tu me pris dans tes bras.
Tu as sauvé un orphelin,
À la force de tes câlins,
De ta douceur et de tes draps.

Tu es partie, ma marguerite,
Alors j'accepte ton départ,
Comme ma plus belle œuvre d'art,
Affublée des voiles du mythe.

Vraiment je t'aime, et à jamais.

PRIX

Image de Été 2013
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Amenoka · il y a
J'avoue avoir été déçue de recevoir cette histoire à l'un des distributeurs. Le poème me parait sexiste, insultant pour la pauvre Margot et les femmes en général (les traiter de "gueuses" ou pire plus loin dans le poème), avec une pointe de condescendance (la femme en question est bien sûr "l'oeuvre d'art" du narrateur, on lui refuse même son individualité). Que ce poème ait été finaliste en dit long sur notre société :(
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Arlo · il y a
Bonjour à vous,
J'avais aimé commenté et aimé votre poème. Aujourd'hui je vous invite à découvrir le mien "A l'air du temps" en finale du grand prix été poésie 2017. Bonne soirée.

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Arlo · il y a
Bravo. Très beau style poétique avec une écriture très agréable. Vous avez le vote d'Arlo qui vous invite à découvrir son TTC "le petit voyeur explorateur" et son poème "découverte de l'immensité" dans la matinale en cavale. Bon après midi à vous.
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Nadine Gazonneau · il y a
Très beau poème agréable à lire et parfaitement réussi. J'aime. De la part de Tilee auteur du poème "transparence" en lice dans la dernière ligne droite prix été 2016. Je me permets de vous inviter à le lire et à le commenter si vous en avez le temps.
Merci à vous. Tilee

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Tarzan87 · il y a
Magnifique et empli de sentiments...
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Hhl · il y a
0 commentaire, vraiment ? C'est une blague ? Vraiment énorme, ce poème ! D'une sensibilité et d'une finesse prodigieuse. Je n'étais pas là en 2013, mais félicitations à l'auteur de ces vers. Un pur moment de bonheur. Mon vote pour du beurre.
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