Les pavés

il y a
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Le doux crépitement des talons dépravés
Trottinant, galopant d’un pas lourd et pesant,
Le plus grand des ballets du palais des pavés,
De Boulogne à Moscou, depuis la nuit des temps.

C’est le spectacle aveugle où la sourde musique
D’un monde clandestin délecte nos carcasses.
On y claque des cents sans s’en sentir cynique,
On s’y croit roi des dieux. Mais on n’est qu’une passe.

Maudites soyez-vous ! Consommables de l’ombre,
Qu’on vous laisse crever, hérétiques diablesses !
S’il fallait vous sauver des pavés, des rues sombres,
Il faudrait confesser nos âmes à la messe.

Lucratives beautés, Aphrodite d’une heure,
On oublie trop souvent combien vous êtes chères
À nos hypocrisies de grands consommateurs
De vos charmes vendus aux pavés de Bessières.

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Saber Lahmidi · il y a
Joli poème! Merci Laurent !
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Marcel Faure · il y a
on entend résonner nos pas

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