Les ouvriers

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L'écriture est pour moi comme respirer de l'air frais tous les jours. J'écris comme je vis. Je suis un peu rêveuse, un peu militante, très en colère contre les injustices et très amoureuse de  [+]

Image de Été 2020
Le soleil n’ose pas encore prendre une pose
Que l’ouvrier lève le poing pour gronder le ciel
Et finit par tapoter l’échine de son réveil.

Le corps est une machine effacée par l’avancée,
Remplacée par une autre plus performante.
Il est là pour donner un coup de main.
Presque inhumain, l’esclave à fendre le cœur de cloches.

Ni par devoir, ni par choix, il se lève et il y va.
Auprès de fourneaux où la sueur s’évanouit
Dans un inaudible cri, fragiles nénuphars.

Proches d’automates, jouets à usage unique,
Mille gestes pareils à ceux de demain,
Peu de paroles, rien que des mains.

L’horizon se teint de couleur miel
Et l’ouvrier lave l’ineffaçable trace de la vie
Dans un bol de soupe, une tranche de mie.
Un peuple sera nourri, un pont construit,
Les dos resteront courbés.
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