Les oiseaux chantent dès l'aube

il y a
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Plongée dans le silence
J'ai la voix qui tremble
Une étoile file, doucement
Une bonne heure pour un thé

Plongée dans mon absence
Mes souvenirs je rassemble
Je fais du tri dans mes sentiments
Avant que ne revienne l'été

C'est l'aube, c'est l'aube
Encore ce matin,
C'est l'aube, c'est l'aube
Un rien qui m'atteint

Le chant d'un oiseau
Avant même le soleil levé
Le chant d'un oiseau
Il ne reste que ça pour me lover

Dans cette douceur, délicieuse
D'un jour de vacances tant de fois vécu
Soleil chaud, ton regard froid
La bonne heure pour un café

Mes larmes dans la pénombre lumineuses
Chaque aube, je m'avoue encore vaincue
Nuit glaciale, ton regard froid
Mais qu'est-ce que j'ai fait

Mais qu'ai-je fait pour ne pas m'en sortir
Qu'ai-je fait pour revivre cent fois cette tendresse
Où tu n'es pas, n'es plus, n'existes plus
C'est l'aube, c'est l'aube encore ce matin

Mon esprit pourrait bien partir
Il revient mille fois à la même adresse
L'oiseau chante, quand je ne me reconnais plus
L'oiseau chante, je l'aime encore ce crétin

Il est ma première pensée, encore
Il chante et j'ai appris mille fois pourquoi
Il chante et j'ai appris quand précisément
Je pleure et je ne le comprends pas

Alors je vérifie mes derniers records
Pour expulser tout ça, j'attends quoi
J'attends la fin totale des sentiments
Ils disparaîtront si tu ne les resaissis pas

Mais tu les resaissiras, tu me resaissiras
Mais c'est l'aube, encore une nuit loin de toi
Mais c'est l'aube, et tu n'es toujours pas là
Pourtant ton souvenir se dessine chaque fois

Il disparaîtra et, je le sais, ça m'ira
Jusqu'à ce que ma vie rebascule pour toi
Par toi, pas toi encore. N'en seras-tu jamais las
Pour revenir, me courir après, chaque mois ?

C'est l'aube, alors je repousse les pensées
C'est l'aube, mes sentiments dans un coffre
Et l'oiseau enfin se tait, le soleil lui a ordonné
Un rayon, il s'envole, je l'ai déjà oublié

C'était l'aube, alors il faut à nouveau avancer
Courir encore, c'est la seule liberté qu'il m'offre
La voix un jour se tait, si elle n'a plus rien à donner
Comme un pull délavé qu'on viendrait plier

Si la voix un jour se tait, si l'aube devient silence
Serais-je dans le même temps apaisée
Où en serai-je, et toi, et toi, où en seras-tu
Si je redécouvre un autre univers ?

J'arrêterai de combler tous les silences
Par le cri des pensées, pour tout oser
Je veux danser jusqu'à en être abattue
Jusqu'à ce que se taisent mes vers

Je veux chanter jusqu'au crépuscule
Pour couvrir les noms d'oiseaux
Qui remplissent ma vie délavée
Je veux danser sans répit

Dans cet espoir minuscule
Le passé se coupe aux ciseaux
Quand je me dis après m'être levée
C'est l'aube, eh bien tant pis
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Un petit mot pour l'auteur ? 3 commentaires

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M BLOT · il y a
Ce poème est un instant de plénitude et le chant des oiseaux en cette période et surtout chaque matin !!! ... c'est que du bonheur ! le retour à ce moment de découverte du monde ! merci
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Ginette Flora Amouma · il y a
Que de nostalgie !
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Mabe01 · il y a
Joli ! J'ai bien aimé, c'est un texte plein d'émotions avec cette aube qui revient, ces répétitions qui n'en sont pas lourdes pour autant, c'est bien écrit !
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