Les mendiants de ma ville

il y a
1 min
2
lectures
0
Souvent je les vois, errant dans les rues.
Des hommes, des femmes et parfois même des enfants tous nus ;
Marcher le long du trottoir, à pas comptés.
Ces enfants de la rue à la recherche d’un espoir adapté.
Je vois dans leurs regards mouillés, un océan de tristesse
Qui à tous les passants, lancent leurs signaux de détresses
Je vois sur leurs visages noircis par la poussière
Les ténèbres de la vie insensibles à la lumière
Je vois le sourire innocent de leurs enfants
Chassé par la famine sous un soleil accablant
Se soucier du présent et craindre le lendemain,
Tel est la dure réalité de leurs quotidiens.
Certains les dénigrent et d’autres les insultent
Du fait qu’à tous les passants, ils tendent leurs mains dans le tumulte.
Mais ces fortunés, connaissent-ils vraiment ce qu’est la disette ?
De n’avoir, du matin au soir, rien dans son assiette !
Connaissent-ils vraiment ce qu’est le froid ?
Lorsqu’ils passent leurs nuits à la belle étoile, remplis d’effroi.
Ils n’ont ni fortune, ni toit et se déambulent en guenilles
Leurs vies macabres, de vulgaires chenilles
On entend toutes sortes de platitudes à leurs sujets :
Quiconque leur viendrait en aide, de terribles présages, il fera l’objet.
Ils naissent tendres, mais n’en demeure pas longtemps
Lorsqu’ils sont vite surpris par la vie, surpris par le temps
L’envie de se nourrir à tout prix, quitte à commettre l’irréparable
Quand on a faim, au bien le mal est préférable
Ils ne se soucient guère des règles de la morale
Tout entreprendre pour survivre, devient la règle générale.
Des enfants malheureux, par la violence, brutalisés
Eux qui n’ont pas d’avenir, étant déscolarisés.

Je vois dans les rues de ma ville, des familles entières
Des hommes, des femmes et des enfants sans repères
Isolés, abandonnés à leurs sorts
Mais les venir en aide n’est pas de mon ressort.
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,