1
min

Les matins d’herbe grasse

Image de Fabien B.

Fabien B.

17 lectures

0

je me retrouve hors de l’histoire
passant couleur d’espace

sur des chevaux babéliens
dans le creux des vagues centrifuges
amarré aux marées, comme on tangue
comme on ne distingue plus ses ombres
des ombres de l’autre

j’avance au sommeil des planètes
distant de tout, proche de...
l’idéal serait de se perdre tout à fait

gueule d’ivoire
soleil des nuits permanentes
du haut de l’atout dans la manche
je traine, je flâne et je confie aux rythmes lents
mes cerfs-volants immobiles

Je m’appelle Vous
0

Vous aimerez aussi !

Du même auteur